
Son
Excellence Monsieur Mamadou TANDJA est né en
1938 à Maïné-Soroa, dans la région
de Diffa à environ 1300 km à l’Est
de Niamey, la capitale du Niger.
Le
hasard ou l’intuition l’amène à
embrasser très tôt la carrière
militaire, cette école de devoir, de civisme,
de sacrifice, de dévouement et de don total
de sa personne à la nation.
Il
quitte l’armée en mars 1991 avec le grade
de Lieutenant-colonel après avoir dirigé
de 1963 à 1976, plusieurs compagnies dans différentes
régions du pays, notamment la compagnie de
génie militaire qui a réalisé
la construction de la route de l’Unité
et de l’Amitié Nigéro-Canadienne,
reliant le département de Diffa au reste du
pays.
En
politique, Mamadou TANDJA a tout connu. Les fonctions
de Préfet, de Ministre et d’Ambassadeur
qu’il a eues à exercer de 1976 à
1991, jointes à son expérience militaire,
lui ont permis d’acquérir une parfaite
connaissance du Niger, de ses populations, des problèmes
que ces dernières rencontrent dans leur vie
quotidienne et d’en prendre pleinement conscience.
Elevé
dans la pure tradition nigérienne, Mamadou
TANDJA voue un profond respect et un immense amour
à ses parents qu’il entoure de tous les
soins. Bon père de famille, il tient à
l’unité et à la cohésion
de cette cellule maîtresse et met tout en œuvre
pour préparer l’avenir de ses enfants
en leur assurant une bonne éducation, gage
de succès et de réussite dans la vie.
Citoyen respectueux de la loi, nationaliste avéré,
austère, rigoureux et transparent dans la conduite
des affaires de l’Etat, Mamadou TANDJA accomplit
toujours et de bonne grâce ses devoirs en s’acquittant
notamment et souvent par anticipation, de ses obligations
fiscales. Les problèmes des populations et
singulièrement ceux se rapportant au monde
rural ont, de tout temps, constitué les principales
préoccupations de Mamadou TANDJA.
Devant l’aggravation de ces problèmes
et l’incapacité des pouvoirs publics
à les résoudre, Mamadou TANDJA se sent
interpellé dans son corps et son âme.
Il prend alors sa disponibilité de l’armée
à compter du 1er mars 1991 pour se consacrer
à la politique, seule voie susceptible, il
en a l’intime conviction, de trouver des solutions
appropriées aux problèmes multiformes
que connaît le pays en cette aube de la démocratie.
Il réorganise et redynamise son parti, le Mouvement
National pour la Société de Développement
(MNSD-NASSARA) dont il est le président. Candidat
malheureux aux élections présidentielles
de mars 1993 et juillet 1996, TANDJA militera dix
ans durant dans l’opposition. C’est au
cours de cette période tumultueuse qu’il
a effectivement pris la mesure de sa responsabilité
face à la dérive autoritaire et à
la gestion catastrophique des hommes politiques qui
dirigeaient le Niger. C’était le véritable
combat de sa carrière politique. Combat qui
le portera triomphalement à la magistrature
suprême en novembre 1999 à la suite d’élections
libres et transparentes. Mamadou TANDJA qui est à
son deuxième mandat, préside aux destinées
du Niger depuis le 22 décembre 1999, date de
sa première investiture.
Regard ferme et direct traduisant une confiance en
soi, le ton modéré et le discours empreint
de franchise, animateur inconditionnel de l’auto-développement,
Mamadou TANDJA est un artisan chevronné qui
voue un indescriptible amour pour le monde rural.
Un monde rural dont il a une parfaite connaissance,
pour l’avoir côtoyé et servi loyalement
pendant 40 ans. L’autorité, la rigueur,
la sagesse et la détermination qu’il
incarne lui ont valu l’estime de tous ceux avec
lesquels il a eu à travailler. Au plan politique,
Mamadou TANDJA fait de l’enracinement et de
la consolidation de la démocratie, des tâches
prioritaires.
Sa conviction étant en effet, que c’est
la démocratie qui permet de créer le
cadre et les conditions dans lesquels s’expriment
dans l’égalité, la liberté,
la justice et l’équité, les citoyens
dans leur ensemble. C’est la participation dynamique
et responsable de tous les fils du Niger, à
l’œuvre de construction nationale, qui
permettra d’engager et de réussir le
combat pour le développement. Combat qui doit
partir de la base, autrement dit des couches les plus
démunies.
Ce combat qui s’inspire de la philosophie de
la Société de Développement,
credo du Mouvement National pour la Société
de Développement (MNSD-NASSARA), parti au pouvoir,
qu’il a contribué à créer
et auquel il a donné une dimension nationale
au point d’en faire le premier parti du pays,
fait la part belle à la promotion de la jeunesse,
de la femme ; la femme rurale en particulier, en tant
qu’actrice incontournable du développement,
à la promotion du secteur rural et, d’une
manière générale, à l’amélioration
des conditions de vie et d’existence des laborieuses
populations nigériennes.
A l’heure où les Institutions Internationales
subordonnent l’octroi de prêts et l’obtention
de toute aide à l’élaboration
de stratégies efficaces touchant directement
les populations bénéficiaires, il est
heureux de constater que le MNSD-NASSARA a, depuis
les années 80, senti la nécessité
de se lancer dans ce modèle de croissance où
les pauvres participent entièrement à
la vie économique.
A cet égard, l’expérience de Mamadou
TANDJA, saura sans nul doute, profiter au Niger, comme
le témoignent du reste l’initiation et
l’exécution de cet ambitieux programme
spécial d’infrastructures d’intérêt
public comportant la construction par an de 2000 classes,
2000 cases de santé et une centaine d’ouvrages
hydrauliques dont des puits villageois et pastoraux,
des seuils d’épandage d’eau et
des mini-barrages. Des infrastructures d’intérêt
public qui permettent aux pauvres de partager les
bienfaits de la croissance, aux jeunes de s’occuper
et de renforcer leurs capacités et leur bien-être
et de réduire leur vulnérabilité
aux risques.
Le Programme d’électrification de plusieurs
grandes agglomérations du pays, le crédit
rural octroyé annuellement aux femmes, l’opération
vaches laitières à leur intention, la
mise à leur disposition de moulins à
grains, l’achat de motopompes pour les organisations
paysannes, la vente de vivres à prix modéré
au profit des populations durant les périodes
de soudure, la chirurgie foraine au cours de laquelle
une équipe médicale multidisciplinaire
dispense toutes les prestations aux patients à
titre gratuit, la restauration de l’environnement
employant 15 000 jeunes gens par an, viennent compléter
les objectifs du Programme Spécial du Président
de la République.
Si Mamadou TANDJA a placé les trois premières
années de son premier mandat sous l’éveil
du monde rural, c’est parce qu’il s’est
rendu à l’évidence que, dans l’élaboration
des stratégies et politiques de développement,
ceux qui sont censés en être les bénéficiaires
n’ont en réalité gagné
que peu de choses. C’est fort de cela, que dans
son programme spécial, il met un accent particulier
sur la mobilisation et l’utilisation rationnelle
des moyens locaux existants pour améliorer
ou transformer les conditions de vie des populations.
En somme, l’objectif que vise Mamadou TANDJA
à travers la mise en place de ces infrastructures
d’intérêt public, est de traduire
concrètement la démocratie dans le monde
rural par la création d’organes de participation
au développement socio-économique des
régions.
Convaincu que la pauvreté ne saurait reculer
durablement sans une bonne santé des populations,
le président de la République a inscrit
au nombre de ses priorités, la réduction
de la mortalité infantile, la lutte contre
le paludisme et surtout le SIDA, cette terrible maladie
dont, en responsable avisé, il lutte ardemment
contre la propagation dans son pays. Sur cette question
épineuse du SIDA, il n’a eu de cesse
d’attirer chaque fois que de besoin, l’attention
sur les effets combien dramatiques de cette pandémie
dans la vie des individus, des familles et de la communauté
nationale dans son ensemble.
Pour tout dire, le SIDA représente aujourd’hui
une menace certaine, exigeant de fait, une riposte
rigoureuse à la hauteur du défi, d’où
la nomination d’un Conseiller, chargé
du Programme SIDA au sein de son Cabinet. Partisan
de la paix sans laquelle aucun développement
n’est possible, Mamadou TANDJA a, au plan national,
accompli une mission de portée historique en
organisant le 25 septembre 2000 à Agadez, la
cérémonie « Flamme de la Paix
». Au cours de cette cérémonie,
d’importantes quantités d’armes
à feu de l’Ex-Résistance Armée
et des Comités d’auto défense
ont été incinérées.
Cet événement a été l’occasion
pour les ex-chefs de fronts de déclarer solennellement
la dissolution de leurs mouvements ; ce qui a véritablement
marqué leur engagement à œuvrer
pour l’émergence d’une nation nigérienne,
forte unie et solidaire. Il convient d’ajouter
à cette action salutaire plusieurs autres dont
la récupération des armes illicites,
l’organisation d’un forum national sur
la prévention des conflits, l’éducation
civique dans les casernes par le Comité national
de suivi des recommandations du colloque « Armée
et Démocratie : cas du Niger ».
Homme de conviction, intègre et conciliateur,
Mamadou TANDJA fait de la liberté de la presse,
de l’indépendance de la justice et de
l’égalité des citoyens devant
la loi, un impératif voire une exigence.
Il entend que les journalistes exercent librement
et professionnellement, et que les magistrats rendent
la justice dans la transparence, l’art et l’équité.
Au plan sous-régional, Mamadou TANDJA a joué
et continue de jouer un rôle efficace et discret
dans le règlement des conflits entre les Etats
de la sous-région, ce qui lui vaut aujourd’hui,
l’estime de ses pairs dont il est très
écouté et qui l’ont porté
à la tête de plusieurs organisations
sous-régionales telles la Communauté
des Etats Sahélo-Sahariens (CEN-SAD), l’Union
Economique et Monétaire Ouest-Africaine (l’UEMOA),
l’Autorité du Bassin du Niger (ABN),
la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT) et la
Communauté Economique des Etats de l’Afrique
de l’ouest (CEDEAO).