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Session ordinaire 2007 du Conseil National de Lutte
contre le Sida : Examen et validation du document cadre stratégique
2008-2012
Le
Président de la République, Chef de l’Etat,
Président du Conseil National de Lutte contre le Sida
(CNLS), SEM Mamadou Tandja, a présidé le 27
novembre 2007 à l’auditorium Sani Bako du Ministère
des Affaires Etrangères et de la Coopération,
la cérémonie d’ouverture de la session
2007 du CNLS.
Nous proposons ci-après l’intégralité
du discours prononcé à cette occasion par Mamadou
Tandja.
Mesdames,
Messieurs,
Le
VIH/SIDA, ce mal du siècle, et dont les premiers cas
ont été enregistrés en 1987 dans notre
pays, a depuis lors suscité une série d’actions
dans le but de contenir la pandémie et limiter ainsi
au maximum ses effets dévastateurs sur la population
dans son ensemble et ses conséquences sur le développement
économique et social du pays. C’est donc sans
faiblir que la réplique a été très
tôt organisée et s’est concrètement
traduite par l’adoption des plans à court et
à moyen terme, dits de première et seconde générations,
ainsi que des plans d’action annuels mis en œuvre
par le Ministère en charge de la santé publique.
Ayant pris la mesure de la situation qui pourrait prendre
des proportions grandes, si des dispositions supplémentaires
et conséquentes n’étaient pas prises,
nous avons dès notre accession à la Magistrature
Suprême, placé la lutte contre le VIH/SIDA au
centre de nos priorités. Ainsi, dès 2001, nous
avons engagé un processus de planification ayant abouti
à l’adoption du premier cadre stratégique
national de lutte contre le VIH/SIDA pour la période
2002-2006.
C’est ce cadre qui a véritablement donné
une dimension nouvelle à la lutte contre le VIH/SIDA,
en consacrant notamment la multisectorialité et la
décentralisation des interventions.
Cette démarche novatrice, nous a permis de mieux conduire
nos actions, structurées en diverses composantes dont
la mise en harmonie devrait permettre de ralentir la propagation
du VIH/SIDA, d’en atténuer l’impact, et
de renforcer les capacités humaines et matérielles
des services compétents en vue d’assurer la mise
œuvre efficiente du Programme de lutte contre la pandémie
du Sida.
Les actions prioritaires ainsi définies, ont mobilisé
toutes les couches de la société, et suscité
la solidarité de nos partenaires au développement
dont l’appui a été déterminant
dans la lutte contre le VIH/SIDA. Je leur réitère,
une fois de plus, notre profonde gratitude en les assurant
de notre volonté d’entretenir et de renforcer
ce partenariat si nécessaire pour gagner ensemble le
combat contre ce fléau.
Cette grande mobilisation, que je salue et encourage, a permis
de contenir la pandémie du VIH/SIDA; nos efforts et
notre persévérance dans l’action ont induit
une régression sensible du taux de prévalence
qui est passé de 0,87% en 2002 à 0,77% en 2006.
En outre, nous sommes parvenus, au cours de ces dernières
années, à atteindre deux objectifs majeurs dans
la lutte contre ce fléau : il s’agit notamment
de l’accès gratuit au Anti-rétroviraux
et de la disponibilité des services dans le domaine
de la prévention du VIH de la mère à
l’enfant, sur 129 sites repartis sur l’ensemble
du territoire national.
Mesdames
et Messieurs
Malgré
les espoirs légitimes que suscitent les résultats
probants enregistrés dans le cadre de la lutte contre
les VIH/SIDA, nous devons toujours garder à l’esprit
qu’en plus des nombreuses personnes déjà
infectées, des milliers de nos compatriotes, principalement
les jeunes, continuent chaque jour à s’exposer
aux risques de l’infection. C’est dire, Mesdames
et de Messieurs que nous devons redoubler d’efforts
et d’initiatives, poursuivre et intensifier la sensibilisation
sur les comportements à risques, en direction des groupes
les plus vulnérables.
C’est dans cet esprit que nous avons voulu, à
travers le nouveau cadre stratégique 2008-2012, donner
l’orientation nouvelle à suivre pour les années
à venir, en clarifiant davantage les rôles et
responsabilités des différents acteurs impliqués
dans la lutte contre les IST/VIH/SIDA.
Aussi, à l’instar du cadre stratégique
de lutte contre la pauvreté, ce nouveau cadre stratégique
national de lutte contre les IST/VIH/SIDA, doit-il servir
de référence à toutes les interventions
afin d’une part, de parvenir à l’accélération
de la prévention du VIH conformément aux recommandations
de la cinquième session du comité régional
de l’OMS pour l’Afrique, tenue en août 2005
à Maputo, et d’autre part, d’atteindre
l’accès universel pour la prévention,
le traitement, la prise en charge et l’appui dans le
cadre de la lutte contre le VIH/SIDA et les IST.
Mesdames
et Messieurs,
La
présente session du conseil national de lutte contre
le SIDA est, comme vous le savez, placée sous le signe
du leadership et de la mobilisation nationale, en vue d’atteindre
le but que nous nous sommes fixé, à savoir,
maîtriser l’épidémie de l’infection
par le VIH par des mesures préventives adéquates,
encourager la pratique du dépistage et renforcer les
capacités de prise en charge des malades. A cet égard,
je voudrais insister tout particulièrement sur la nécessité
d’améliorer les conditions de mise en œuvre
de notre politique de prévention, tout particulièrement
en direction des groupes les plus exposés, identifiés
par le Cadre Stratégique national. La lutte contre
le VIH/SIDA étant l’un des combats les plus urgents
et les plus vitaux de notre temps, nous devons, pour réussir,
bâtir une politique solide, définir des stratégies
crédibles, fixer des objectifs réalistes et
mobiliser des ressources conséquentes. Je vous invite
donc, Mesdames et Messieurs, au cours de ces deux jours de
session, à vous investir pleinement dans l’enrichissement
du document soumis à votre appréciation afin
de donner à nos diverses initiatives toutes les chances
de produire les résultats escomptés. Sur ce,
je souhaite plein succès à vos travaux et déclare
ouverte la session du conseil national de lutte contre le
SIDA, sur l’adoption du Cadre Stratégique national
de lutte contre les IST/VIH/SIDA 2008-2012.
Je vous remercie »
Mise à jour : le
28/11/2007
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