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| Programme
Spécial du Président de la République |
Le Programme Spécial (PS) de Son Excellence Monsieur
TANDJA MAMADOU, Président de la République,
est né de sa conviction profonde qu'un peuple,
quel qu'il soit, ne peut éternellement vivre
de la charité. Pour M. TANDJA MAMADOU le travail
est l'essence de la liberté, et la liberté
est source de développement et de dignité.
Du reste cette conviction du Président de la
République ne date pas d'aujourd'hui, car en
1984 déjà, alors Préfet du département
de Tahoua, région frappée par un processus
de désertification qu' alimente une intense érosion
éolienne et hydrique, M. TANDJA MAMADOU est parvenu
à engager l'Etat du Niger et ses partenaires,
notamment l'Italie et la FAO, dans l’exécution
du Projet Intégré Kéïta dont
l’expérience est aujourd’hui mondialement
connue.
C’est pourquoi, en homme d’Etat averti,
il a toujours proposé aux nigériens, de
construire le développement et de retrouver la
dignité dans le cadre de l’alternative
sociale que propose son parti, le MNSD-Nassara, à
savoir la Société de Développement.
La Société de Développement s’appuie
sur les forces vives de la nation, et procède
du triptyque «Consultation, Concertation, Participation».
Elle est fondée sur :
• Le développement à la base qui
implique la responsabilisation des communautés
par des actions de décentralisation et la promotion
des initiatives locales ;
• La démocratie participative, par une
adhésion populaire massive et effective et par
la solidarité nationale ;
• L’avènement d’une société
de progrès, ancrée dans nos propres valeurs
de civilisation.
Le
Programme Spécial du Président de la
République vise donc essentiellement un développement
humain durable de l’homme nigérien, et
ce conformément au programme d'action qu'il
à proposé au peuple nigérien
lors des dernières élections présidentielles
d'octobre 1999 :
• Au plan politique, il s’agit d’assurer
le redressement national.
Cette stabilité politique est actuellement
recherchée à travers le renforcement
de la démocratie et l’Etat de droit,
la bonne gouvernance, l’application des principes
de consultation, de concertation et de participation,
le renforcement des institutions républicaines
et la poursuite de la mise en œuvre d’une
politique de décentralisation.
• Sur le plan international, il s’agit
de restaurer l’image de marque du Niger en mettant
en œuvre une politique extérieure fondée
sur la fidélité aux amitiés du
Niger et l’ouverture, en développant
le partenariat et le dialogue permanent, en participant
activement à l’indispensable intégration
économique sous-régionale et régional;
• Sur le plan économique et social, S.E.
TANDJA MAMADOU a une claire conscience du fait que
la stabilité politique ne saurait être
durable si des réponses appropriées
et concrètes n’étaient apportées
aux problèmes économiques et financiers
et à la pauvreté, qui ont contribué
à favoriser l’instabilité politique
et sociale. C’est pourquoi, sur cet aspect,
il a proposé :
• Le redressement des finances publiques basé
sur l’accroissement progressif et significatif
des ressources internes. Les actions d’urgence
à mettre en œuvre concernent la relance
et la promotion de filières agro-pastorales
porteuses ;
• Le développement des ressources humaines
par une amélioration intensive des indicateurs
de développement humain ( taux de scolarisation
et de couverture sanitaire, réduction du chômage)
;
• Une nouvelle politique pour le secteur rural
qui s’appuiera sur la mise en valeur des ressources
en eau : construction des petits barrages de retenue
d’eau, aménagement des mars permanentes
et des cuvettes sur l’ensemble du pays en particulier
dans les vallées de l’Irhazer, de l’Air,
de la Maggia, de la Tarka, des Koramas, des Goulbis,
des Dallols, de la Komadougou, des affluents du fleuve
Niger et la poursuite de la construction des ouvrages
de régulation prévus sur le fleuve Niger
;
• La formation, le renforcement et la promotion
des organisations des producteurs, du mouvement associatif
et l’accès au crédit ;
• La modernisation de la filière élevage
et l’électrification du monde rural par
la vulgarisation de l’énergie solaire
et éolienne
Il est donc dans l’ordre des choses qu’après
son accession à la magistrature suprême
de l’Etat, le Président de la République
mette en œuvre son programme, non seulement au
niveau de l’action gouvernementale (assainissement
et redressement des finances publiques, paiement régulier
des salaires et bourses, reprise de la coopération
avec les partenaires bilatéraux et multilatéraux,
redémarrage de bon nombre de projets, effort
pour sortir de la spirale de l’endettement par
l’éligibilité à l’initiative
PPTE…), mais aussi à travers des actions
catalytiques pour une relance rapide de l’économie
rurale.
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| Le
caractère catalytique de ces actions s’explique
par leur nature accélératrice des
évolutions souhaitables pour le bien être
de notre peuple : |
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augmentation
significative du nombre de classes et de cases de
santé, développement de l’infrastructure
agricole, de l’agro-industrie et lutte contre
la pauvreté à travers la relance du
secteur rural. |
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La
mise en œuvre du programme spécial dans
la première tranche a permis de constater qu’il
s’agit bien d’une nouvelle approche de lutte
contre la pauvreté.
C’est donc le début d’un processus
dont l’impact est certain sur le terrain, dans
les régions et pour les populations rurales.
Les indicateurs d’impact pour le moment se rapportent
à :
•
La mise au travail des autorités, cadres et opérateurs
économiques dans les régions et sous-régions
;
• La création d’emploi pour les jeunes
ruraux et dans le cadre du volontariat par le recrutement
de 2000 jeunes diplômés, leur formation
et leur affectation dans les villages bénéficiaires
de classes et cases de santé ;
• La création et le développement
des Petites et Moyennes Entreprises (PME) notamment
dans les secteurs du génie civil et des bâtiments
;
• La lutte contre le VIH/SIDA à travers
l’exode rural qui se trouve être freiné
;
• Enfin, la réalimentation des circuits
monétaires locaux.
Le
programme spécial constitue une initiative à
saluer et à amplifier.
Il a en effet, eu le grand mérite d’avoir
donné espoir aux populations. Sa poursuite, tout
le long du mandat de Son Excellence Monsieur le Président
de la République s’avère plus que
nécessaire.
Au
plan du financement du programme spécial, il
y a lieu de se convaincre des limites certaines de son
exécution sur le budget national essentiellement
; d’où la nécessité d’amorcer
une réflexion d’ensemble sur cet aspect,
notamment avec les partenaires bilatéraux et
multilatéraux, à travers des rencontres/
panels, en vue de leur faire mieux connaître le
Programme Spécial, sa philosophie et ses objectifs,
afin de susciter leur concours. |
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