32ème Session Ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat de l'UA Le Président de la République Issoufou Mahamadou présente son rapport sur le processus de la ZLECAf

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La 32ème Session Ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine s’est ouverte, hier dimanche 10 février 2019, au siège de l’Organisation à Addis-Abeba en Ethiopie autour du thème retenu pour l’année 2019 : "Année des réfugiés, des rapatriés et des personnes déplacées : vers des solutions durables aux déplacements forcés en Afrique". Le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM Issoufou Mahamadou prend activement part à cette rencontre qui se penche sur les réformes de l'Institution et la situation sécuritaire et politique du continent. Il y a notamment présenté son rapport d'étape sur le processus de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAf) pour le deuxième semestre de l’année 2018 et les perspectives pour les mois à venir.

 

Le rapport sur la ZLECAf, qui fait suite à celui présenté en juillet 2018 à Nouakchott et qui couvre la période de mars à juillet 2018, fait état sur les activités menées sous la supervision des ministres du Commerce de l’Union Africaine depuis le Sommet de juillet 2018 ; les évolutions récentes affectant la mise en œuvre du processus ; et enfin la conclusion et le résumé des recommandations.

Soulignant les réalisations atteintes à ce jour, le Président de la République Issoufou Mahamadou a informé ses pairs que « des consultations ont été menées à tous les niveaux afin de bien préparer notre décision sur les Modalités de la libéralisation tarifaire pour ce qui concerne les produits sensibles et les listes d'exclusion », annonçant que les conclusions tirées à l’issue des consultations sont : l’adoption du modèle de libéralisation tarifaire qui sera utilisé par les États membres dans le cadre de l’élaboration des listes de concessions tarifaires de la ZLECAf ; l’accord sur la désignation des produits sensibles et la liste d’exclusion selon les critères suivants : la sécurité alimentaire, la sécurité nationale, les recettes fiscales, les moyens de subsistance et l’industrialisation ; l’accord sur le pourcentage proposé pour les produits sensibles, qui ne dépassera pas 7% du total des lignes tarifaires et la liste d'exclusion qui n'excédera pas 3% du total des lignes tarifaires ; l’accord sur la période transitoire de cinq ans au moins qui peut être utilisé par les pays qui exigent cette flexibilité avant le démarrage de la libéralisation des produits sensibles.

Le Chef de l’Etat a ensuite voulu rappeler que contrairement aux autres produits qui doivent faire l’objet d’une libération immédiate, les produits sensibles feront l’objet d’une libéralisation progressive au cours d’une période de 10 ans pour les pays les plus développés et de 13 ans pour les pays les moins avancés du continent.

Notons que selon l’article 23 de l’Accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine, cet Accord entre en vigueur trente jours après le dépôt par vingt-deux États signataires de leurs instruments de ratification auprès du Président de la Commission de l’Union africaine. A ce jour dix-huit (18 pays) l’ont ratifié. Il s’agit, par ordre alphabétique, du Congo Brazzaville, de la Côte d’Ivoire, de Djibouti, de l’Eswatini, du Ghana, de la Guinée, du Kenya, du Mali, de la Mauritanie, de la Namibie, du Niger, de l’Ouganda, de la République Sud-Africaine, du Rwanda , du Sénégal, de la Sierra Leone, du Tchad et du Togo.

 

(Lire l’intégralité du rapport présenté par le Chef de l’Etat)

 

Moctar Ahameyed