Le Président de la République Issoufou Mahamadou préside une réunion du dispositif de suivi et de mise en œuvre de la politique d’amélioration du climat des affaires au Niger

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Le Président de la République, Chef de l’Etat SEM Issoufou Mahamadou a présidé, ce mercredi 27 février 2019, une réunion du dispositif de suivi et de mise en œuvre de la politique d’amélioration du climat des affaires au Niger. C’était en présence du Premier Ministre Brigi Rafini, des Ministres concernés par la question, du Ministre-Conseiller Spécial du Président de la République en matière de Doing Business, M. Alma Oumarou, de plusieurs responsables des structures de l’Etat concernées par la question.

 

A l’issue de la réunion, le Ministre-Conseiller Spécial du Président de la République en matière de Doing Business, M. Alma Oumarou, a déclaré à la presse que cette rencontre, qui fait suite à la publication le 31 octobre 2018 à Washington du rapport 2019 du Doing Business, a pour objectifs de faire le point sur les opérations d’amélioration du climat des affaires au Niger, plus précisément les résultats engrangés par le Niger dans le rapport 2019 du Doing Business.

En effet, dans l’édition 2019 du rapport sur le Doing Business du Groupe de la Banque Mondiale, qui met en lumière les réformes entreprises par les Etats en matière économique entre le 2 juin 2017 et le 1er mai 2018, le Niger a été classé 143ème sur les 190 économies classées contre la 144ème place dans le précédent rapport, gagnant ainsi une (1) place, a noté le Ministre Alma qui rappelle par la même occasion que dans le rapport 2018, notre pays avait gagné six (6) places par rapport à celui de 2017.

Cette nette progression du Niger, a-t-il indiqué, est le fruit des réformes hardies entreprises avec la mise en place du dispositif de suivi et de mise en œuvre de la politique d’amélioration du climat des affaires. Depuis, le climat des affaires ne cesse de s’améliorer au Niger. En effet, ces dernières années, des réformes importantes ont été engagées sur plusieurs indicateurs, particulièrement ceux sur lesquels notre pays était mal classé, notamment les conditions de création d’entreprises, d’obtention du permis de construire, de raccordement à l’électricité, d’obtention des prêts, ou encore celles relatives au commerce transfrontalier et au paiement des impôts.

Leur mise en œuvre a occasionné d’importantes avancées dont la réduction de près de la moitié du temps de coupure de l’électricité, qui était de 300 heures auparavant, grâce notamment à la mise en route de la Centrale de Gorou Banda de 80MW et au renforcement par la NIGELEC de sa capacité d’importation de l’électricité à partir du Nigeria qui est passée de 65 à 75 MW. La NIGELEC a, en outre, réduit le temps de traitement des demandes de branchement, qui passe de 76 jours auparavant à 16 jours aujourd’hui.

Pour ce qui est du paiement des impôts, il s’agit de faciliter leur paiement par l’élargissement des guichets, notamment à Niamey, où cinq guichets supplémentaires ont été créés. Mais l’objectif poursuivi va au-delà, en ce qu’il s’agira d’informatiser tous les services fiscaux et douaniers par leur interconnexion.

Relativement à la réforme du permis de construire, le délai des autorisations qui excédait trente (30) jours auparavant est ramené à sept (7) jours au maximum, en ce qu’il est demandé aux différents acteurs de la chaîne d’implantation des PME au Niger d’éviter toutes les tracasseries constatées dans le transfert de propriété. Il y a eu aussi la création de la Maison de l’Entreprise, ou encore du Tribunal du Commerce grâce auquel aucun dossier de contentieux en la matière ne souffre actuellement de lenteur au Niger.

C’est grâce à ces réformes que le Niger est, dans le rapport 2019, classé à la 27ème place pour ce qui est de "création des entreprises", 158ème pour les critères d’obtention d’un permis de construire, alors qu’en matière de "raccordement à l’électricité", notre pays est resté 162ème comme dans le précédent rapport, tout comme pour plusieurs autres critères dont "transfert de propriétés" (111ème), "obtention de prêts" (144ème) et "protections des investisseurs minoritaires" (149ème).

Et même si le Niger tient un rang honorable en Afrique et au niveau sous régional, occupant entre la 4ème et la 6ème place, a rapporté le Ministre Alma Oumarou, « le Président de la République nous a demandé d’aller au-delà, l’objectif étant que le Niger soit parmi les cinquante économies les plus réformatrices du monde » et dans les cinq premières économies africaines.

Pour cela, a-t-il annoncé, « nous allons mettre en place un dispositif qui nous permettra d’atteindre ces objectifs à l’horizon 2021 », les moyens nécessaires étant promis au dispositif aussi bien par l’Etat que ses partenaires.

 

Moctar Ahameyed