Bilan Axe 6 : DÉVELOPPER LES INFRASTRUCTURES ET L’ÉNERGIE PAR DES INVESTISSEMENTS DANS LES ROUTES, LES PISTES RURALES, L’ÉLECTRICITÉ ET LES CHEMINS DE FER


Le Gouvernement a mis en œuvre des actions en vue de renforcer, diversifier et moderniser les infrastructures routières, ferroviaires et énergétiques.

 

      Infrastructures routières et ferroviaires

Les principaux objectifs visent à :

-         préserver le patrimoine routier national par la réhabilitation de 2.021 km de routes bitumées et de 468 km de routes en terre ;

-         poursuivre le désenclavement interne du pays par la réalisation de 1.246 km de routes bitumées, de 200 km de pistes rurales en 2012 et au moins 500 km par an à partir de 2013 ;

-         poursuivre le désenclavement externe du pays par la réalisation de 1.523 km de liaisons internationales en routes bitumées et 475 km de routes bitumées transversales de la RN1 en direction du Nigeria ;

-         prolonger jusqu’au Niger les lignes ferroviaires existantes dans la sous-région.

        Infrastructures routières

Dans le domaine des infrastructures routières, plusieurs tronçons de route sont aménagés, réhabilités ou entretenus.

Les travaux d’aménagement et de bitumage sont terminés sur 380 km linéaires de routes et sont en cours sur 976,73 km, comme l’indique le tableau ci-dessous.

pont 2.jpg

Tableau N°31 : Aménagement et bitumage des nouvelles routes

  Source   : MEQ

Source : MEQ

  Source   : MEQ

Source : MEQ

Des travaux de voiries sont en instance de démarrage dans les localités de Magaria (5 km), Arlit (3 km), Madaoua (2,5 km), Bouza (2,5 km), Keita (2,5 km), Doutchi (5 km), Gaya (5 km) et Mirriah (5 km).

Les études pour l’aménagement et le bitumage de nouvelles routes sont terminées pour 1.169,4 km et se poursuivent pour 1.977,30 km. Le tableau ci-dessous donne les différents tronçons concernés.

Tableau N°32 : Etudes pour l’aménagement et le bitumage des nouvelles routes

  Source   : MEQ

Source : MEQ

  Source   : MEQ

Source : MEQ

En plus, d’autres études pour des travaux d’aménagement et bitumage sont en instance de démarrage pour des voiries de 6 régions (70 km) et la route Say-Kobadié (64 km).

Les travaux de réhabilitation de 279,55 km des routes bitumées sont terminés et sont en cours sur 734,5 km.

route.jpg

Le tableau ci-après fait le point des différents tronçons.

Tableau N°33 : Travaux de réhabilitation des tronçons routiers

  Source   : MEQ

Source : MEQ

Les études pour la réhabilitation des tronçons routiers sont terminées pour les axes Agadez-Abalama (105km), Dosso- Bella II (82,5 km), Djajiri–Diffa (140 km), Tchadoua-Takiéta (142 km), Maradi-Dan Issa-Frontière du Nigeria (56 km) et Zinder-Agadez RN11 Nord du PK 0 au PK 227 (227 km).

S’agissant des routes rurales, les travaux sont en cours sur 1.704,34 km (construction et réhabilitation), dont 805,38 km de nouvelles routes, et 256,36 km de routes réhabilitées sont terminés.

Tableau N°34 : Réalisation des routes rurales par région

  Source   : MEQ

Source : MEQ

Les études sont terminées pour la réalisation de 1.375 km de routes rurales et sont en cours pour 611 km. Le schéma directeur d'aménagement de pistes rurales est élaboré à 95%.

Quant aux travaux d’entretien du réseau routier, ils sont terminés sur 233,56 km et sont en cours sur 758,65 km. Ils ont en outre porté sur la reprise de l’ouvrage de Telwa et l’entretien courant du réseau routier national, ayant coûté près de 58 milliards de FCFA entre 2011 et 2014.

Toutes ces actions ont induit un net accroissement de la taille et une amélioration de la qualité du réseau routier (routes bitumées et en terre). Cela a permis la réduction du coût d’exploitation des véhicules, confortée par le démantèlement des cassis sauvages sur tout le réseau bitumé, et l’accroissement de l’Indice d’Accessibilité Rurale (IAR), qui a progressivement évolué compte tenu des travaux de réhabilitation et de rétablissement de la circulation sur certains tronçons de routes presque abandonnés.

         Infrastructures ferroviaires

En matière d’infrastructures ferroviaires, 4 grands projets ont été inscrits dans le Programme. Il s’agit de la boucle ferroviaire Cotonou-Niamey-Ouagadougou-Abidjan, Zinder-Magaria-Kano, Konni-Sokoto-Kaura Namoda et Kano-Dayi-Katsina-Jibiya-Maradi.

La boucle ferroviaire Cotonou-Niamey-Ouagadougou-Abidjan est scindée en 2 tronçons : la réhabilitation de la ligne ferroviaire Cotonou - Parakou et son prolongement sur Niamey ainsi que la liaison ferroviaire Niamey-frontière du Burkina.

Le financement du tronçon Niamey-Parakou-Cotonou est acquis avec le groupe Bolloré pour un montant d’un (1) milliard d’euros, soit environ 656 milliards de FCFA. Les travaux ont simultanément démarré au Niger avec la construction du rail Niamey -Dosso et au Bénin avec la réhabilitation du rail Cotonou-Parakou.

Un mémorandum a été signé pour la création de la société de gestion de ce chemin de fer avec un capital de 70 milliards FCFA, réparti comme suit : la société Bolloré (40%), l’État du Niger (10%), l’État du Bénin (10%), les privés nigériens (20%) et les privés béninois (20%).

La réalisation des études préalables au démarrage des travaux est financée par plusieurs partenaires.

Pour la liaison Cotonou-Parakou-Dosso, les études, conjointement financées par le Bénin, le Niger et la Société AREVA, ont été exécutées par le consortium Tchèque Sudoc/Gkr/Metroprojekt pour un montant de 749 millions de FCFA. Le DAO est disponible.

Pour la liaison Dosso-Niamey, les études, financées par l’UEMOA et le Niger pour un montant de 662 millions de FCFA et confiées au groupe SCET Tunisie/Art et Génie, ont démarré le 15 janvier 2014.

Un partenariat stratégique a été signé entre le Niger, le Bénin et le Groupe Bolloré pour la réalisation des travaux. Ainsi, 135 km de rail sur le tronçon Dosso-Niamey et les gares voyageurs (blues zones) de Niamey et Dosso sont réalisés.

train boloré.jpg

S’agissant de la liaison ferroviaire Niamey-frontière du Burkina, les études techniques d’avant-projet sommaire (APS) de l’axe Abidjan-Ouagadougou-Niamey, financées par l’Union Européenne (UE), sont disponibles et le dossier d’études détaillées (APD/DAO/PPP) est transmis à l’UE pour avis de conformité. Des négociations sont en cours avec l’opérateur TIMIS pour la réalisation des travaux.

Pour le projet Zinder-Magaria-Kano, la procédure du recrutement du consultant en charge des études est terminée. Elles seront réalisées en 2016.

Quant au tronçon Konni-Sokoto-Kaura Na Moda, les études de faisabilité sont en cours sur financement du Gouvernement fédéral du Nigeria. Ces études incluent le tronçon de 7 km en territoire nigérien. Le rapport provisoire de ces études a été déjà déposé auprès de l’Administration nigériane.

Le Gouvernement nigérien envisage de son côté le financement, sur le budget 2015, d’une étude technique et d’impact environnemental pour la construction de gares marchandises et voyageurs à Konni et d’une voie ferrée d’environ 15 km. Ces études sont reportées en 2016.

Le projet Kano-Dayi-Katsina-Jibiya-Maradi vise à relier Maradi à Kano par une voie ferrée. Il est classé en priorité C2 du programme de la CEDEAO. Les études sont également prévues en 2016.

 

      Infrastructures énergétiques

Les principaux objectifs sont de :

-          poursuivre et intensifier le programme de renforcement et d’extension des infrastructures ;

-          diversifier les sources d’approvisionnement afin d’assurer au pays une indépendance énergétique ;

-          réduire les coûts de production et de transport de l’électricité ;

-          rehausser le taux d’accès à l’énergie électrique actuellement de 12%.

Plusieurs actions ont été réalisées par le Gouvernement dans le domaine de l’énergie électrique, de la promotion de l’électrification en milieu rural, de la promotion et du développement des autres sources d’énergie et dans le domaine du pétrole.

Dans le domaine de l’énergie électrique, les capacités de la NIGELEC ont été renforcées et une centrale thermique est en cours de construction à Gorou banda.

S’agissant du renforcement de la capacité de la NIGELEC, la centrale électrique de Goudel a été remise en service avec la réparation du groupe diesel PC4 (9 MW), l’installation de 28 groupes de 15 MW et la mise en place d’une centrale de 30 MW à Goudel par un producteur indépendant. Ce dispositif a été renforcé par l’installation, l’équipement et la mise en service de 45 postes cabines, dont 43 à Niamey et 2 à Maradi.

Par ailleurs, des groupes électrogènes ont été installés à l’intérieur du pays, en vue de rehausser les capacités de la réserve froide : Maradi (+4 MW), Agadez (+1MW), Tillabéry (+1,5 MW), Tahoua (+1 MW), Malbaza (+1 MW), Dosso (+1 MW), Gaya (+0,5 MW), Zinder (+4 MW) et Diffa (+1 MW). En outre, 1.480 lampadaires solaires ont été installés dans les villes des Régions de Dosso et Tahoua dans le cadre du programme de développement des énergies renouvelables de l’UEMOA.

De même, les réseaux de transport et de distribution de l’énergie électrique ont été rénovés avec l’installation de compensations Shunt à Niamey (20 MVAR), à Lossa (5MVAR) et à Gazaoua (4MVAR). Il a également été installé des transformateurs 132/20KV-30 MVA à Niamey 3, 66/20KV-20MVA pour le poste Niamey-Nord-Francophonie et 132/66KV-50MVA à Niamey 2.

Les capacités de production et de transport d’énergie électrique de la SONICHAR ont été renforcées. Ainsi, l’appel d’offre pour la construction d’une centrale de 2x25 MW et d’une ligne 132 KV est lancé. A cela s’ajoute le bouclage par EXIMBANK Chine du financement de la construction de lignes de transport 132 KV SORAZ-Zinder et Maradi-Malbaza.

Dans l’objectif de renforcer les capacités de la ligne 132 KV Birni Kebbi-Niamey, pour porter la puissance de transit de 52 MW à 60 MW, un projet de renforcement de la compensation shunt à Niamey a été initié auquel s’ajoutent l’installation d’une compensation shunt à Dosso et le renforcement du poste existant de Dosso.

De plus, un protocole d’accord inter-gouvernemental pour le projet de construction de la ligne 330 KV Birni Kebbi-Niamey-Ouagadougou-Malanville a été signé et les partenaires pour son financement ont été identifiés. Dans le cadre de ce protocole, un comité conjoint de mise en œuvre du projet a été installé et a déjà validé les termes de référence et l’étude de faisabilité actualisée.

Pour évacuer l’excédent de la production d’énergie électrique de la SORAZ au profit de la ville de Zinder et couvrir les besoins en électricité de la zone de Malbaza, le projet de construction de lignes 132 Kv SORAZ-Zinder et Maradi-Malbaza a démarré.

Par rapport à la construction de la centrale thermique de Gorou Banda, les travaux sont en cours. A la date du 31 octobre 2015, le taux d’exécution est à 88%. Celui des travaux des lignes et postes est estimé à 32%. Cependant, la majorité des équipements sont en cours d’acheminement, les travaux de génie civil (fondations des bâtiments et équipements) sont en cours et le premier attachement sur le génie civil est en instance de soumission par l’Entreprise.

soraz zinder.jpg

À cela, s’ajoutent la composante énergétique du Programme Kandadji et la construction du complexe charbonnier de Salkadamna (Tahoua). S’agissant de la composante énergétique du programme Kandadji, les actions menées concernent l’ouverture des plis et l’analyse des offres en vue du recrutement d’un consultant pour la réalisation de l’étude d'un schéma directeur de Production-Transport de l'énergie électrique au Niger suite au lancement d’un appel d’offres restreint. Il faut également noter l’ouverture des plis et l’analyse des manifestations d’intérêt en vue du recrutement d’un consultant pour la réalisation de l’étude sur la structure chargée de la gestion de la future centrale hydroélectrique.

Pour le complexe charbonnier de Salkadamna, les activités réalisées ont porté sur la délivrance du certificat de conformité environnementale du projet, la pose de la première pierre pour la construction de la centrale et l’examen de l’étude de faisabilité pour la construction d’une centrale de 600 MW réalisée par la société Source California Services Inc. (SCES).

Pour la promotion de l’électrification en milieu rural, le Gouvernement a créé une Agence Nationale de Promotion de l’Electrification Rurale (ANPER). Dans ce cadre, un projet d’électrification rurale d’un montant de 34,54 millions de dollars a été élaboré. Il comporte un sous-volet diffusion des kits solaires dans les régions de Maradi, Zinder, Diffa et Agadez, pour un coût global de 9,8 millions $US. Le deuxième sous-volet porte sur le développement d’une centrale solaire de 8 MW pour un coût global de 27,74 millions $US. Une convention de financement de ce projet a été signée avec EXIMBANK Inde et le cabinet d’études est en cours de recrutement.

Par ailleurs, un accord de prêt a été signé avec la BIDC pour un montant de 10.000.000 de dollars US pour un projet d’Électrification par Systèmes Solaires Photovoltaïques de 50 villages dans les régions de Dosso, Tahoua et Tillabéry, dont le DAO y relatif a été préparé, et un autre d’électrification de 1.000 villages par l’énergie solaire PV sur toute l’étendue du territoire national.

Par rapport à l’engagement du Président de la République d’électrifier 100 villages par an, toutes technologies confondues, soit 500 en 5 ans. Au cours du mandat, 218 villages ont été électrifiés. En outre, 132 transformateurs et 28 groupes électrogènes ont été acquis et seront bientôt installés dans les localités non électrifiées. Enfin, le projet de plateformes multifonctionnelles a équipé 105 villages, dont 5 fonctionnent au biocarburant.

Le projet PASE-SAFO (Région de Maradi) a permis d’installer plusieurs kits solaires dans 17 villages de ladite Région, de réceptionner des travaux d’électrification de 33 écoles primaires, 11 CSI et Cases de santé, et de fourniture et installation de 20 lampadaires solaires. Il faut signaler le démarrage des activités du projet d’électrification de 15 écoles rurales dans la Région de Zinder (Financement UNESCO).

De plus, un accord d’un montant de 8 milliards de FCFA a été signé avec la BOAD pour le financement de l’électrification de 211 localités. Enfin, les Termes de Référence de l’Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du projet d’électrification de 58 communes rurales du Niger ont été élaborés. Enfin, une loi portant code d’électricité a été adoptée.

Les autres sources d’énergie en promotion au Niger sont le gaz butane, le charbon minéral et le nucléaire civil.

Pour promouvoir le gaz butane au Niger, le Gouvernement s’est doté d’une stratégie de promotion de son utilisation et son plan d’actions. Ainsi, plusieurs campagnes de promotion et de vulgarisation du gaz butane et de ses accessoires ont été réalisées dans les grandes villes du Niger, notamment à Niamey et Maradi, et également en milieu rural. Cette action a permis de faire passer la consommation du gaz de 3.000 tonnes en 2011 à environ 15.000 tonnes en 2014.

Dans le même cadre, le Gouvernement s’est engagé à mettre en place des usines de fabrication de bouteilles de gaz à Dosso et à Maradi pour satisfaire la demande nationale et celle de certains pays voisins. Pour Dosso, la pose de la première pierre de l’usine de fabrication des bouteilles de gaz (UBOGAZ) a eu lieu en décembre 2014. Pour Maradi, l’étude d’impact environnemental et social de l’usine de fabrication de bouteilles de gaz (MIGAS) a été validée.

Dans le cadre de la promotion du charbon minéral, une étude de faisabilité de l’usine de production de 50.000 tonnes de briquettes de charbon minéral a été réalisée. Une autre étude de faisabilité de production de 100.000 tonnes par an de briquettes de charbon carbonisé a été réalisée dans le cadre de la construction du complexe charbonnier de Salkadamna. Enfin, une autre étude de faisabilité du projet de diffusion de 1.700.000 foyers améliorés au plan national a été réalisée, et son certificat d’étude d’impact environnemental et social a été déjà délivré.

Dans le domaine du nucléaire civil, une Haute Autorité Nigérienne à l’Énergie Atomique (HANEA) pour la promotion du nucléaire civil a été créée. Celle-ci s’est dotée d’un cadre législatif et réglementaire et a élaboré le plan de développement énergétique durable. Elle a, avec l’appui de l’AIEA, organisé un séminaire national de sensibilisation sur les exigences d’un programme électronucléaire. Elle a procédé à la collecte, à la vérification et la transmission à l’AIEA des informations relatives aux matières nucléaires du Niger. Un bureau de la représentation du Niger à l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) à Vienne (Autriche) a été ouvert. Enfin, le Niger et le Japon ont mis en place un mécanisme de lutte contre la prolifération nucléaire.

Dans le domaine du pétrole, la recherche pétrolière s’intensifie avec l’attribution de 20 permis de recherche et 2 Autorisations Exclusives d’Exploitation. Suite à ces différentes recherches, on observe une amélioration significative des réserves du pétrole et de gaz naturel estimées à 750 millions de barils exploitables pour le pétrole et plus d’un milliard de barils pour le gaz.

L’encadrement juridique du secteur est renforcé par l’élaboration d’un projet de loi modifiant et complétant la loi n° 2007-01 du 31 janvier 2007 portant code pétrolier et celui régissant le raffinage, l’importation, l’exportation, le stockage, le transport massif, la distribution et la commercialisation des hydrocarbures et des produits dérivés. En plus, un Comité National APPA (Association des Producteurs de Pétrole Africains) a été créé, avec l’adhésion du Niger à cette association.

Dans le cadre de l’exploitation des gisements pétroliers, une quantité importante du brut sera destinée à l’exportation et une autre à la raffinerie de Zinder. Pour le brut destiné à l’exportation, un protocole d’accord avec les gouvernements tchadien et camerounais a été signé sur le projet du pipeline export. Il constitue une importante étape dans l’exportation du pétrole brut nigérien sur le marché international. Les travaux préparatoires se poursuivent pour l’exportation du brut en raison de 60.000 barils, avec pour perspectives de débuter l’exportation en fin 2017. Dans ce cadre, une société de transport par canalisation (Niger Oil Transportation Corporation NOTCO) est en cours de création.

Pour la production du pétrole raffiné, le Gouvernement, après avoir finalisé la construction du pipeline Agadem-Raffinerie, a mis en exploitation la raffinerie de Zinder et a démarré la commercialisation des produits pétroliers. Ces actions ont permis l’arrêt de l’importation des produits pétroliers et du gaz ainsi que la baisse des prix de ces produits à la pompe. La production du brut vendue à la SORAZ a connu une évolution en dents de scie comme l’indique le tableau ci-dessous.

Tableau N°35 : Evolution de la production du brut de 2011 à 2015

  Source : MEP

Source : MEP

Cette exploitation a généré d’importantes ressources financières réparties entre 2011 et 2015 à travers le tableau suivant.

Tableau N°36 : Ressources générées par le pétrole

 

  Source       : MEP     [1]   En 2013, dans  les 186, 8 milliards, 70 milliards proviennent des recettes exceptionnelles liées à la plus-value de cession d’actions. Ce qui explique cette hausse des recettes au cours de l’année 2013   

Source : MEP

[1] En 2013, dans  les 186, 8 milliards, 70 milliards proviennent des recettes exceptionnelles liées à la plus-value de cession d’actions. Ce qui explique cette hausse des recettes au cours de l’année 2013

 

*Pour l’amont, il s’agit de : la redevance ad valorem, la taxe oil, le profit oil, la redevance superficiaire, le bonus de signature, la plus-value de cession et les droits d’enregistrement, etc.

**Pour l’aval, il s’agit des calculs opérés par la SORAZ dont : la TIPP, la TVA sur les produits pétroliers.

En cinq années, le Gouvernement a conduit des actions ayant permis, d’une part, un effort soutenu en matière de construction d’infrastructures routières, ferroviaires et énergétiques et, d’autre part, de consolider l’exploitation pétrolière au Niger, nonobstant les chocs externes liés à la baisse des cours des matières premières.

La poursuite de ces grands chantiers permettra de créer les conditions d’émergence de pôles régionaux de développement, par leur désenclavement, la modernisation de l’agriculture et l’industrialisation, à la faveur de la réduction sensible attendue sur les coûts des deux principaux facteurs de production (énergie électrique et transports). En outre, l’action publique sera consacrée au renforcement de la filière pétrolière, ce qui permettra d’élargir l’espace fiscal et d’insuffler une dynamique nouvelle au reste des branches économiques.