Bilan Axe 7 : PROMOUVOIR LE DÉVELOPPEMENT SOCIAL À TRAVERS LES INVESTISSEMENTS PUBLICS ET AMÉLIORER SIGNIFICATIVEMENT LES INDICATEURS SOCIAUX


Cet axe couvre les domaines de l’éducation, de la santé, de l’urbanisme, du logement et cadre de vie, de la jeunesse et sport, de la culture, arts et loisirs, de la population, promotion de la femme et protection de l’enfant ainsi que l’action humanitaire et la gestion des catastrophes.

L’objectif du Gouvernement dans ce domaine est de renforcer les capacités de l’Etat à assurer ses fonctions sociales et humanitaires.

Secteur de l’éducation, de la formation et de la recherche

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Les principaux objectifs visés sont :

-          rendre la scolarisation obligatoire et gratuite jusqu’à l’âge de 16 ans ;

-         construire 3.000 classes en matériaux définitifs par an ;

-         recruter 2.500 enseignants à la fonction publique par an ;

-         porter la proportion des bacheliers pour une même génération d’âge à 10% ;

-         porter la part des effectifs de l’enseignement professionnel et technique de 8% à 25% de ceux de l’enseignement de base en 2015 ;

-         soutenir la recherche fondamentale et la recherche appliquée et les adapter aux besoins de l’économie.

Enseignement primaire, alphabétisation, promotion des langues nationales et éducation civique

Par rapport à l’accès, 2.256 écoles primaires, 2.141 établissements du préscolaire et 4 écoles normales ont été créés. Pour appuyer ces établissements, 1.117 cantines scolaires ont été créées.

En matière d’infrastructures scolaires, de 2011 à 2015, le Gouvernement a construit 7.884 salles de classes en matériaux définitifs et 2.530 autres sont en cours de construction au niveau du primaire. Le processus d’analyse et d’attribution des marchés pour la construction de 434 salles de classes est terminé. La construction et l’équipement des 3 nouvelles Écoles Normales d’Instituteurs (Doutchi, Tessaoua et Magaria) sont en cours. Le tableau ci-après donne la répartition du nombre de classes construites et en cours au niveau du primaire.

 

Tableau N°37: Répartition des classes construites et en cours par région

   Source    : MEP/A/PLN/EC

Source : MEP/A/PLN/EC

Par ailleurs, pour améliorer les conditions d’hygiène et d’assainissement en milieu scolaire, il a été construit 3.668 blocs latrines.

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Concernant les équipements, les manuels et fournitures scolaires, le Gouvernement a fourni 5.940.003 manuels divers (lecture, grammaire, mathématiques et étude de milieu) pour tous les niveaux, 106.222 guides du maître, 2.294.296 boites de craie et 7.150.429 ardoises. Ce qui a permis de doter chaque élève d’un kit minimum acceptable.

De son côté, l’INDRAP a bénéficié des équipements composés de matériels informatique, d’imprimerie et de reprographie ainsi que des manuels de langues et de mathématiques pour l’expérimentation. Au total, il a été acquis des fournitures et manuels scolaires pour élèves, d’une valeur de 20.930.916.704 FCFA.

S’agissant des fournitures scolaires, 43.654.588 cahiers, 6.701.782 unités de matériels collectifs, 18.361 kits jouets ludoéducatifs, 5.984.476 ensembles géométriques, 3.834.926 règles pour élèves et 48.397.527 autres unités de diverses fournitures pour élèves ont été acquis.

Au plan des ressources humaines, le Gouvernement a intégré 10.350 enseignants contractuels à la Fonction Publique et recruté 4.500 agents auxiliaires. Il a aussi engagé 24.000 nouveaux enseignants contractuels pour les besoins de l’expansion du système, dont la répartition par région est donnée dans le tableau suivant.

Tableau N° 38: Répartition des enseignants contractuels recrutés par région

   Source    : MEP/A/PLN/EC

Source : MEP/A/PLN/EC

En matière de renforcement de capacités du personnel enseignant et d’encadrement, plusieurs actions ont été réalisées.

 

Dans le domaine de la formation initiale, 29.562 nouveaux enseignants ont été formés dans les ENI et 28.940 enseignants contractuels sans formation initiale ont bénéficié d’une formation de 30 à 45 jours. De même, 270 instituteurs d’alphabétisation ont été formés à l’Institut de Formation d’Alphabétisation et de l’Education Non Formelle (IFAENF).

Dans le domaine de la formation continue, 3.757 cadres et enseignants ont bénéficié de divers renforcements de capacités et 132.762 enseignants, dont des enseignants des écoles à risque, ont été formés au cours des sessions de CAPED. A cela, s’ajoute la formation à distance de 500 enseignants sans formation initiale des régions de Maradi et Tillabéry.

 

Par ailleurs, 2.506 agents des enseignements spécialisés, composés d’enseignants, d’encadreurs et de cadres, ont reçu des formations en braille et langue de signes ainsi qu’en éducation inclusive.

De plus, 4.179 encadreurs, enseignants contractuels et animateurs des jardins d’enfants ont été formés en français langue étrangère (FLE), en didactique de l’enseignement, en genre et tutorat, en suivi et en entretien des infrastructures scolaires. Il a été organisé de formations avant emploi des animateurs des Jardins d’Enfants Communautaires (JEC) et de formations de cadres du terrain sur le guide révisé de l’éducation parentale.

Pour améliorer l’encadrement pédagogique, 1.040 formateurs nationaux et régionaux ont été formés en ingénierie de la formation, inspecteurs et conseillers pédagogiques.

Pour rehausser la qualité de l’enseignement, le Gouvernement a introduit l’informatique dans les écoles primaires. A cet effet, un programme dit «Projet numérique» a été mis en place. Ce programme vise à améliorer les résultats scolaires à travers une méthode d’enseignement ludique par les technologies de l’information et de la communication. C’est dans ce cadre qu’une convention a été signée avec la Fondation Orange, pour la confection et la mise à disposition de 1.800 tablettes aux élèves.

 

Pour promouvoir la scolarisation des enfants vivant avec le handicap, les écoles spécialisées en la matière ont été dotées de matériels didactiques spécifiques pour 50 classes intégratrices pour aveugles, 33 classes pour sourds et 10 classes pour déficients intellectuels.

 

Par rapport à la promotion de l'alphabétisation et de l'éducation non formelle, plusieurs infrastructures ont été mises en place. Ainsi, 307 Classes de Seconde Chance (C2C), 90 Centres d’Education Alternative (CEA), 227 classes passerelles, 7.459 centres d’alphabétisation et de formation des adultes ont été créés. Ces centres ont permis d’alphabétiser et de former 198.484 adultes et adolescents.

 

La répartition du nombre des centres d’alphabétisation et du nombre des apprenants inscrits par région est donnée dans le tableau ci-après.

 

Tableau N°39 : Répartition des centres d’alphabétisation et des apprenants inscrits par région

   Source    :   MEP/A/PLN/EC

Source : MEP/A/PLN/EC

En outre, le décret portant plan d’accélération de la politique nationale de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle et le décret modifiant les statuts de l’Institut de Formation en Alphabétisation et Education Non Formelle (IFAENF) ont été adoptés. Des fiches techniques ont été élaborées pour la révision des supports de formation du programme d’alphabétisation fonctionnelle.

 

La réforme du curriculum a démarré en 2012 avec l’adoption par le Gouvernement de la lettre de politique éducative et l’installation effective de cette réforme qui durera 7 années scolaires. Au cours de l’année scolaire 2014-2015, la réforme est à l’étape d’expérimentation dans 500 écoles, avec 45 documents élaborés, 1.000 enseignants et 225 encadreurs formés à cet effet. Elle concerne 5 langues nationales (le Haoussa, le Djerma-Sonrai, le Fulfuldé, le Tamajak et le Kanuri).

 

En plus des 6 émissions radiophoniques rédigées, plusieurs manuels et fiches scolaires ont été élaborés ou en cours. Dans le cadre de la prise en charge de la décentralisation, dont le volet éducation constitue un élément clé de la directive du Premier Ministre sur le transfert des compétences et la promotion d’une éducation de qualité, basée sur les langues nationales, 3 ateliers ont eu lieu.

 

En outre, au terme de cette expérimentation, le manuel et le guide sont reproduits et un pool de spécialistes nationaux en élaboration des manuels et guides CP est formé.

 

Dans le cadre de la gestion et du pilotage du système, la principale activité est l’élaboration et la mise en œuvre du PSEF (2014-2024) avec l’appui des partenaires techniques et financiers. A travers la suppression du CFEPD, le Gouvernement entend assurer l’équité dans l’accès et le maintien dans le système jusqu’à l’âge de 16 ans.

 

En vue d’assurer une gestion rationnelle du système, 8 ateliers nationaux de partage d’expériences sur la Gestion Décentralisée de l’Ecole (GDE) ont été organisés. Il s’agit, entre autres, de l’atelier sur la mobilisation des ressources et plaidoyer, la mobilisation sociale et l’encadrement, la gestion simplifiée des ressources et la planification des activités, l’entretien des infrastructures scolaires et le gouvernement scolaire.

 

Ces ateliers ont regroupé 5.745 personnes composées des membres des Fédérations Communales des CGDES (FCC), des nouveaux directeurs d’écoles, des points focaux des CGDES, des encadreurs et Directeurs des Etudes des ENI sur la GDE et des cadres centraux. En plus, il a été assuré la formation de 400 membres des CGDES et 21 membres des FCC de 150 écoles NECS et 50 écoles de Diffa et Agadez sur la gestion de la subvention.

 

En outre, un atelier sous régional sur la GDE a été organisé à Niamey. Cet atelier a regroupé 122 participants, dont 51 nationaux et 71 étrangers (Burkina Faso, Mali, Sénégal, Côte d’Ivoire, Madagascar, Ghana, Kenya, Japon, ADEA, BM, IIEP/UNESCO). Un autre atelier de validation des programmes de la formation bilingue dans les ENI et celui du lancement du Projet d’Appui à une Education de Qualité (PAEQ) des enseignements des cycles de base 1 et 2, d’une durée de 4 ans, ont été organisés à Niamey.

 

Pour assurer un encadrement pédagogique de qualité, les structures centrales et déconcentrées du Ministère en charge de l’enseignement primaire ont été dotées des moyens logistiques et informatiques conséquents. Ainsi, 15 véhicules berlines, 69 véhicules 4x4, 16 minibus, 190 motos cross DT 125, 380 micro-ordinateurs de bureaux, 45 micro-ordinateurs, 267 imprimantes (réseau, locale, couleur), 25 scanners, 25 vidéoprojecteurs, 403 onduleurs, 35 photocopieurs, 4 groupes électrogènes 66 KVA et 18 risographes ont été acquis

Le taux brut de préscolarisation est passé de 5,7% en 2010-2011 à 6,6% en 2013-2014. Il était à 7,4% en 2012-2013. Le taux de scolarisation primaire est passé de 76,1% en 2010-2011 à 71,3% en 2013-2014 alors qu’il était à 82% en 2012-2013. La baisse de ces taux sur la période 2013-2014 est essentiellement due à la forte augmentation de la population des enfants en âges préscolaire et scolaire constatée dans les résultats définitifs du RGP/H 2012.

 Enseignements secondaires

La création d’un département ministériel spécifique en charge des enseignements secondaires a donné une véritable impulsion dans la promotion du sous-secteur en matière d’accès, de qualité et de gestion du système.

Pour améliorer l’accès, 453 nouveaux Collèges d’Enseignement Général (dont 263 collèges ruraux et 53 franco arabes) et 15 lycées publics (dont 1 franco arabe) ont été créés. De plus, 90 collèges ont été transformés en Complexes d’Enseignement Secondaire (CES), dont 30 franco arabe. Il faut également noter la création de 93 cantines dans les collèges ruraux pour améliorer la fréquentation et le maintien des élèves du secondaire. Au niveau du privé, il faut noter l’autorisation de la création de 253 établissements privés (dont 131 Complexe Scolaires Privés (CSP)) et l’ouverture de 168 autres.

 

Conséquemment à la nouveauté du Ministère, le dispositif institutionnel est progressivement mis en place. Ainsi, 8 Directions Régionales, 52 Directions Départementales, 8 Inspections Régionales de l’Education Physique et Sportive, 8 Inspections Pédagogiques Régionales et 14 Inspections de l’Enseignement secondaire franco-arabe sont fonctionnelles.

 

Dans le même sens, plusieurs infrastructures ont été réalisées. Ainsi, 2.536 salles de classe, 398 blocs de latrines, 39 bibliothèques, 12 laboratoires, 51 blocs administratifs et 27 murs de clôture ont été construits. Les infrastructures en cours de réalisation concernent 1.255 salles de classe, 136 blocs de latrines, 12 bibliothèques, 8 laboratoires, 6 blocs administratifs et 16 murs de clôture.

 

Plus spécifiquement, plusieurs infrastructures (dortoir, réfectoire, infirmerie, logements, mur de clôture, bibliothèque, laboratoire et salle informatique) sont en cours de construction au niveau du Lycée d’Excellence de Niamey.

 

Tableau N° 40 : Répartition des classes construites et en cours par région

   Source        : MES

Source : MES

Des travaux de réhabilitation des infrastructures existantes ont également été réalisés. Ils ont porté sur 550 salles de classes, 10 blocs administratifs, 2 logements proviseurs, 2 laboratoires, 1 salle de réunion, 2 cases de passage, 12 bibliothèques et 30 latrines.

 

Dans le cadre de la coopération nigéro-nigériane, le collège bilingue garçons de Niamey (composé de dortoirs de 600 places, d’une cuisine, d’un réfectoire, d’un bloc administratif, d’une infirmerie, de 16 salles de classes, d’un mur de clôture et d’une mosquée) a été entièrement construit alors que le collège bilingue filles de Zinder est en cours de construction.

 

Des réhabilitations ont concerné des établissements scolaires spécifiques. Il s’agit de certains établissements de Niamey notamment le lycée Kassai (30 salles de classes, 1 mur de clôture et 1 bloc administratif), le lycée Issa Korombé (40 salles de classes, 1 laboratoire, 1 salle d’informatique, 1 infirmerie et 1 mur de clôture), le CES Gawèye (12 salles de classe), le lycée municipal de Niamey (23 salles de classe et 1 bloc administratif) et le CEG 5 de Niamey (27 salles de classe). Le CES ISSOUFOU MAHAMADOU de Madaoua a également bénéficié d’infrastructures et d’équipements (35 salles de classes, 1 bibliothèque équipée d’ouvrages de référence, 1 salle d’informatique équipée d’ordinateurs et 1 mur de clôture).

 

En plus, pour améliorer le cadre des enseignements, 45 salles de classe à Maradi ont été électrifiées et les installations électriques des 23 salles de classe du lycée Saraounia Mangou de Dosso ont été réhabilitées.

 

Au niveau des équipements scolaires, 56.263 tables-bancs ont été confectionnés, 42.805 tables-bancs sont en cours de confection et 9.562 réparés. De plus, 1.763 bureaux, 1.782 chaises pour enseignants ainsi que 1.516 armoires ont été réalisés et mis à la disposition des établissements ; 3 salles informatiques ont été équipées en ordinateurs, 33 forages et 5 points d’eau modernes ont été installés. De même, 15 collèges ruraux ont été électrifiés avec des panneaux solaires.

 

Le tableau suivant donne la répartition des tables-bancs confectionnés et en cours par région.

 

Tableau n°41 : Répartition des tables-bancs par région

  Source   : MES

Source : MES

S’agissant des fournitures scolaires, le Gouvernement a mis en place d’importantes quantités de fournitures et manuels scolaires. Il s’agit de 14.859.225 cahiers et 5.146.429 unités de fournitures scolaires pour élèves, 630.403 unités de matériels collectifs pour établissements, 43.800 manuels élèves des disciplines littéraires et scientifiques du secondaire, 72.000 manuels d’arabe et 2.640 manuels des 6ème et 5ème pour le collège bilingue de Niamey.

 

A titre d’illustration, pour la rentrée 2014/2015, le kit comprend 10 cahiers pour les élèves des 6ème et 5ème, 11 cahiers pour les élèves des 4ème et 3ème et 13 cahiers et 4 stylos pour les élèves du lycée, un ensemble géométrique, un paquet de 50 feuilles de copies doubles et un livret scolaire pour les élèves de 6ème et 2nde. Ce kit a été reconduit à la rentrée 2015/2016 avec 11 cahiers pour les élèves de 6ème et 5ème, 12 cahiers pour les élèves de 4ème et 3ème et 13 cahiers pour ceux du lycée.

 

De plus, 405.070 manuels élèves des disciplines fondamentales de 4ème, 3ème et Terminales, 2.000 dictionnaires français-arabe et 5.000 ouvrages pour les bibliothèques ont été acquis et seront bientôt mis à la disposition des établissements ainsi que de matériels de laboratoires pour 20 établissements. Enfin, le projet d’Appui à une Education de Qualité (PAEQ) a lancé l’acquisition de 327.970 manuels élèves des disciplines fondamentales de 6ème et 5ème, 16.000 guides pour enseignants de français, maths et SVT ainsi que des kits bibliothèques pour 50 collèges.

 

L’effectif du personnel enseignant a été rehaussé avec l’intégration à la Fonction Publique de 4.436 enseignants, le recrutement de 9.309 enseignants contractuels et 1.025 Appelés du Service Civique pour l’expansion du sous-secteur des enseignements secondaires. Un recrutement de 226 professeurs de CEG, titulaires du DAP/CEG et 732 auxiliaires est en cours.

 

Tableau N°42: Répartition des enseignants contractuels et Appelés du service Civique National par région

   Source     : MES

Source : MES

Par rapport au renforcement des capacités, des formations initiales et continues ont été organisées au profit des enseignants et encadreurs pédagogiques.

 

Dans le domaine de la formation initiale, 689 professeurs de CEG ont été formés, dont 385 déjà intégrés à la Fonction Publique, et 4.816 enseignants contractuels et ASCN sans formation initiale ont reçu une formation avant emploi afin d’améliorer leurs pratiques de classe. En outre, 1.321 bacheliers et 93 étudiants titulaires d’une licence sont en cours de formation dans diverses disciplines.

 

Dans le domaine de la formation continue, 15.065 enseignants ont été formés à travers le regroupement des Unités Pédagogiques, et 103 conseillers pédagogiques et 17 inspecteurs pédagogiques ont été formés pour améliorer l’encadrement pédagogique des enseignants. De plus, 28 conseillers et 9 inspecteurs pédagogiques sont en cours de formation à l’ENS. De même, 194 inspecteurs et conseillers pédagogiques, 248 chefs d’établissement et chefs d’Unité Pédagogique, 121 acteurs des COGES et 143 bibliothécaires ont été formés chacun dans son domaine.

 

Dans le cadre de la scolarisation des jeunes filles et de leur maintien au secondaire, une politique nationale de la scolarisation et de la formation de la jeune fille a été élaborée. Outre l’adoption de cette politique, plusieurs autres actions ont été réalisées. Il s’agit de l’élaboration d’une loi portant protection de la jeune fille en cours de scolarisation, la révision du système d’attribution des bourses avec critères discriminants en leur faveur, leur dotation de kits et de bourses et l’initiation des primes pour les tuteurs des filles. Il y a également la sensibilisation et la communication sur la scolarisation des filles et la mise en œuvre des mesures incitatives pour favoriser l’accès et le maintien des filles au collège à travers les projets communaux.

 

Dans le cadre de cette promotion, les autorités ont procédé à une concertation avec les chefs coutumiers et leaders religieux sur la Stratégie d’Accélération de la Scolarisation des Filles dans la zone pastorale. Ainsi, pour pallier les disparités dans le maintien des élèves du secondaire qui persistent, le paiement des allocations aux élèves filles et enfants vulnérables des collèges et lycées est assuré par le projet pilote d’attribution des bourses aux filles, financé par l’UNICEF et exécuté par deux ONG (Aide et Action, HED TEMET).

 

Globalement, des progrès sensibles ont été enregistrés en matière de scolarisation des filles. En effet, le taux brut de scolarisation (TBS) filles au cycle de base 2 (collège) est passé de 16,1% en 2011 à 23,6% en 2015 (soit un gain de 7,5 points de pourcentage) et le taux d’achèvement filles au cycle de base 2 de 8,4% à 14,5% sur la même période (soit un gain de 6,1 points de pourcentage).

 

Dans le cadre de l’amélioration de la gestion et du pilotage du système, 303 chefs d’établissement, 19 chefs de services déconcentrés et un pool de 20 formateurs régionaux en administration, gestion et planification et 110 conseillers pédagogiques en gestion axée sur les résultats ont été formés. De plus, 57 véhicules 4x4 sont acquis et mis à la disposition des structures d’encadrement (Directions Régionales, Directions Départementales, Inspections). En outre, 8 véhicules légers, 21 motos ont été acquis pour les Conseillers Pédagogiques et le personnel auxiliaire du Ministère.

 

En outre, le cadre de concertation pour l’enseignement secondaire tient régulièrement ses assises dans l’optique d’une meilleure opérationnalisation des activités. A l’occasion d’une de ses réunions de concertation en 2014, il a été proposé la réintroduction de l’histoire-géographie dans les séries scientifiques au BAC et celle de la dictée au BEPC à partir de la rentrée scolaire 2015-2016. Ledit cadre de concertation a été aussi informé de la mise en application, à partir de la rentrée scolaire 2015-2016, des nouveaux programmes du secondaire élaborés à la suite d’une évaluation des programmes de 2009.

 

Pour assurer une meilleure formation aux élèves, le lycée Issa Korombé est doté d’une "classe intelligente", équipée de 21 micro-ordinateurs et d’un écran géant, et l’école Birni de Zinder a bénéficié de 12 micro-ordinateurs et l’équipement d’une salle de cuisine et d’un atelier de couture pour filles.

Enseignement supérieur, recherche scientifique et innovation technologique

 

Afin de permettre à tout bachelier d’accéder à l’enseignement supérieur conformément aux instructions du Président de la République, le Gouvernement a renforcé le dispositif de l’enseignement supérieur en créant 4 nouvelles universités publiques dans les régions d’Agadez, Dosso, Diffa et Tillabéry. Ce qui permet de doter chaque région du pays d’une université publique.

 

En plus de l’enseignement public, le Gouvernement a favorisé le développement de l’enseignement supérieur privé. Ainsi, 9 établissements d’enseignement supérieur ont reçu l’autorisation d’ouverture et 18 autorisations ont été accordées pour l’ouverture des nouvelles filières dans l’enseignement privé.

 

Au niveau des anciennes universités (Niamey, Maradi, Zinder et Tahoua), un programme de construction et de réhabilitation des infrastructures a été réalisé en vue d’accroitre leurs capacités d’accueil et d’améliorer les conditions de vie, d’études et de recherche des étudiants et enseignants. Le tableau suivant résume la situation des réalisations par université.

 

Tableau N°43 : Infrastructures et équipements réalisés et en cours de réalisation au niveau des universités nationales

   Université Abdou Moumouni de Niamey      Source    : MES/RI

Université Abdou Moumouni de Niamey

Source : MES/RI

   Université de Zinder      Source    : MES/RI

Université de Zinder

Source : MES/RI

   Université de Maradi      Source    : MES/RI

Université de Maradi

Source : MES/RI

   Université de Tahoua      Source    : MES/RI

Université de Tahoua

Source : MES/RI

Un projet de construction d’infrastructures au niveau des 4 nouvelles universités (Agadez, Dosso, Diffa et Tillabéry) est en négociation dans le cadre du partenariat public-privé.

 

En matière de recrutement, le personnel enseignant et administratif des universités a été renforcé avec le recrutement de 603 enseignants-chercheurs dans les différentes universités, 130 enseignants-technologues, 776 vacataires, 114 contractuels, 707 Personnels Administratifs et Techniques (PAT) et 47 agents auxiliaires.

 

Le renforcement des capacités a consisté, entre autres, à la formation de 255 enseignants sur diverses thématiques et l’équipement des 4 anciennes universités et de l’EMIG en matériels informatiques et audiovisuels dans le cadre du réseautage à travers le Projet d’Appui à l’Enseignement Supérieur (PAES-UEMOA).

 

S’agissant de la dotation des universités et de la portion centrale en moyens logistiques et roulants, au total, 23 bus pour le transport des étudiants, 9 minibus pour les sorties pédagogiques, 6 bus de 70 places et 4 véhicules 4X4 ont été acquis de 2011 à 2015.

 

L’objectif de 50.000 étudiants en 2015 du Programme de Renaissance est dépassé, avec un effectif de 50.356[1], dont 3.538 dans les universités étrangères, 715 à l’Université de Say, 390 à l’EMIG et 14.221 étudiants dans les Etablissements privés d’enseignement supérieur. La répartition des étudiants inscrits dans les universités publiques nationales est indiquée dans le tableau ci-dessous :

 

Tableau N°44 : Répartition des étudiants des Universités Publiques 2015-2016

 

[1] Ce chiffre ne prend pas en compte les nouveaux étudiants de l’Université de Niamey au titre de l’année académique 2015-2016.

   Source     : MES/R/I

Source : MES/R/I

Le nombre d’étudiants boursiers est quant à lui passé de 8.177 en 2010-2011 à 21.109 en octobre 2015. L’effectif des attributaires de l’aide sociale est passé de 5.833 en 2010-2011 à 13.355 en octobre 2015.

 

Tableau N°45: Evolution des effectifs d’étudiants boursiers et bénéficiaires de l’aide sociale

    Source      : ANAB

Source : ANAB

Le montant des bourses et accessoires payés aux étudiants est passé de 9.400.000.000 FCFA, pour 16.439 étudiants en 2014, à 15.255.713.148 FCFA pour 21.109 étudiants en 2015.

 

Le montant des aides sociales accordées par l’Etat à 18.726 étudiants est estimé à 2.556.780.000 FCFA. Ce montant était de 1.500.000.000 FCFA en 2013.

 

Pour améliorer la gestion et le pilotage du système, il a été créé un nouveau centre d’examen du BTS à Maradi qui s’ajoute à celui de Niamey. Des lots de matériels informatiques ont été acquis au profit des universités et instituts publics et des directions centrales du ministère.

 

Des résultats appréciables ont été obtenus en 5 ans de mise en œuvre du Programme de Renaissance comme l’atteste le tableau de performance ci-après.

Tableau N°46 : Principaux indicateurs de performance

    Source      : MESR/I

Source : MESR/I

Dans le cadre de la diversification, de la restructuration de l’offre et de l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur, les activités menées ont porté sur l’organisation de 3 salons de grandes écoles à Niamey, l’élaboration et la validation d’un plan de formation des enseignants chercheurs et technologues pour préparer la professionnalisation dans le cadre de la réforme LMD. De plus, des ateliers de validation des curricula des nouvelles universités (Agadez, Diffa, Dosso, Tillabéry) et un séminaire national de sensibilisation au concept LMD ont été organisés. La concrétisation du système LMD au niveau des universités nigériennes marque un tournant décisif dans l’enseignement supérieur.

 

Dans le domaine de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, les actions menées ont concerné l’adoption de la Loi portant création d’un Centre National de Recherche Scientifique et Technologique (CNRS), le financement par le PAES/UEMOA des travaux de recherches et l’octroi de bourses (8 projets de recherche et 15 bourses d’excellence). De même, des journées scientifiques des universités ont été organisées et les capacités des enseignants chercheurs et technologues ont été renforcées, notamment en matière de rédaction d’articles scientifiques.

 

Dans le même cadre, 106 projets de recherche, relatifs à la mobilisation des ressources en eaux, la sécurité alimentaire, la santé, l’éducation, les arts et culture, la recherche minière et énergétique, ont été financés.

 

Les universités publiques et la portion centrale ont reçu un équipement informatique adéquat. Ainsi, toutes les universités créées en 2010 disposent de la fibre optique, de serveurs et plusieurs salles informatiques connectées à Internet.

 

A l’UAM, une salle TICE équipée de 50 ordinateurs avec une connexion haut débit a été créée. Les 5 facultés sont dotées chacune de 20 ordinateurs avec un accès à internet. Ces équipements ont été acquis dans le cadre du projet FSP financé par la coopération française.

 

Dans le cadre du projet PADTICE financé par l’UEMOA, toutes les facultés sont équipées de terminaux d’ordinateurs leur permettant un accès à des ressources documentaires virtuelles. Ce projet a permis l’amélioration de la connexion internet haut-débit.

 

Le projet «Clic Vert» de l’Ecole Normale Supérieure a acquis plus d’une centaine d’ordinateurs à travers l’atelier de bocage au bénéfice des étudiants et des centres documentaires.

 

Ces dotations permettront l’enseignement à distance diplômant, la réalisation de visioconférences et aussi la préparation pédagogique des ressources éducatives pour les cours en ligne.

 

Enfin, dans le cadre du projet de partenariat avec la Coopération Belge (ARES), l’UAM a acquis des ordinateurs au bénéfice de ses centres documentaires et services de scolarité. Ce qui lui a permis de concevoir un logiciel de gestion de la scolarité

Enseignementetformation professionnels et techniques

 

Pour apporter une solution pérenne au problème du chômage des jeunes, le Gouvernement a développé des programmes de formation et d’insertion professionnelle des jeunes. C’est ainsi que les capacités d’accueil ont été élargies et renforcées à travers la création des structures, la construction, la réhabilitation et l’équipement d’infrastructures de formation.

 

Le nombre d’établissements créés et ouverts passe de 32 en 2010 à 347 en 2015. Ainsi, de 2 lycées technique/professionnel, 11 Centres de Formation Professionnelle et Technique, 19 Centres de Formation aux Métiers (ex CFDC) en 2010, leur nombre est passé respectivement à 8 lycées techniques/professionnels, 15 CFPT et 227 CFM en 2015.

 

A ces établissements, il faut ajouter la création et l’ouverture en 2014 de 78 Collèges d’Enseignement Technique (CET) dans 63 chefs-lieux de département et 15 arrondissements communaux. Ce qui a permis d’absorber 9.423 apprenants issus de l’enseignement primaire suite à la suppression du CFEPD. La même année, 15 nouveaux types de dispositifs dénommés Sites Intégrés de Formation Agricole (SIFA), initiés par L’ONG SWISS CONTACT et qui sont des centres de formation et de production agricole, sont implantés dans les régions de Dosso et de Maradi.

 

Au niveau du secteur privé de formation, l’effectif des établissements est passé de 72 en 2010 à 82 en 2015.

 

La proportion des apprenants de l’EFTP par rapport aux effectifs de l’enseignement de base est passée de 8% en 2009, à 21,89% en 2014.

 

Concernant les infrastructures, 399 salles de cours, 234 ateliers, 170 hangars pour les CET, 329 latrines, 28 blocs administratifs, 140 bureaux, 8 directions régionales, 147 magasins, 4 Inspections pédagogiques, 2 murs de clôture, 166 cases gardiens, 2 laboratoires (CFPT de Zinder et Tahoua) ont été construits. Dans le même cadre, une nouvelle convention en PPP est en cours de négociation pour la construction des 78 CET.

 

Le tableau suivant fait ressortir la répartition de toutes les infrastructures par région.

 

Tableau N°47: répartition des infrastructures par région

  Source   : MEP/T

Source : MEP/T

Par ailleurs, les établissements ont été dotés en manuels scolaires pour 168.637.581 FCFA et en fournitures et matériels pédagogiques pour 728.505.154 FCFA Des équipements d’ateliers sont en cours d’acquisition pour un montant de 1.955.000.000 FCFA.

 

De même, il convient de noter, à travers le NIG 017, l’appui en outillage de 15 ateliers ayant servi de phase pilote de l’apprentissage par alternance en menuiserie bois et l’appui en équipement et matières d’œuvre de 6 CFM par le PRODEC sur financement de la Banque Mondiale.

 

S’agissant du renforcement des capacités du secteur, 970 enseignants et formateurs sont intégrés à la Fonction Publique et 1.396 nouveaux enseignants contractuels ont été recrutés pour l’expansion du système.

 

En matière de logistique, le sous-secteur a acquis 30 véhicules 4x4, 27 motos cross et 229 matériels informatiques.

 

En ce qui concerne le renforcement des capacités du personnel, 2.907 personnes cadres du sous-secteur ont bénéficié de diverses formations dans des domaines aussi variés que la gestion axée sur les résultats, la planification stratégique, l’ingénierie de formation, les techniques de communication, le suivi-évaluation et la modélisation. De plus, 37 chefs d’établissements, 667 acteurs régionaux du Conseil Régional de l’EFPT (COREFPT) ont été formés. Ces différentes formations ont été assurées par les Projets d’appui et Programme (PADEFPT, NIG 017 de la coopération Luxembourgeoise, le PRODEC et le FOPROR de la coopération Suisse).

 

En matière d’insertion des jeunes et par rapport aux formations de courte durée, 16.646 jeunes, apprentis ont été formés en plomberie, couture, maroquinerie, bijouterie, électricité, bâtiment, mécanique auto, menuiserie bois, menuiserie métallique, carrelage, cuisine et restauration et agro-sylvo-pastoralisme. Par ailleurs, 5.388 jeunes sont formés par le FAFPA, 412 jeunes par le SNP, 200 par le Centre des Métiers de Cuir et d’Art du Niger, 2.791 par le PRODEC, 6.454 par le FOPROR et 1.401 par le Programme NIG-017.

 

En termes de formation pour développer l’employabilité des jeunes, 450 jeunes diplômés, dont 301 femmes, sont placés en stages (électriciens, électromécaniciens, mécaniciens, infirmiers, sages-femmes, agronomes, sociologues, économistes, agents commerciaux, informaticiens, secrétaires). Des allocations ont été octroyées à 1.088 apprentis ruraux et urbains et 200 Maîtres Apprentis (MAU) urbains ont reçu des primes.

 

Par ailleurs, 500 tenues de travail et chaussures de sécurité ont été acquises au profit des jeunes apprenants et 1.200 jeunes ont bénéficié d’appuis de la part des plateformes. Des sessions d’apprentissage par alternance sont organisées en 2 cohortes dans les huit régions du pays à travers la convention CDFMO NIG/817, ayant concerné 15.883 apprenants pour un montant de 956.227 EUR.

 

Ces formations faciliteront l’insertion de ces jeunes dans le marché de travail, car ils sont nantis de diplômes et de compétences, gages d’un professionnalisme avéré.

 

Par rapport aux programmes de formation, plusieurs modules de formations ont été élaborés ou révisés. On peut citer, entre autres, 5 modules de formations de courte durée en embouche, dépouille, aviculture, pisciculture, transformation des produits agricoles, des modules de formation sur l’esprit d’entreprise et la législation du travail, 20 référentiels et 32 programmes de l’EFPT. De même, un guide de formation des jeunes en entreprenariat et un cadre méthodologique pour l’élaboration des programmes selon l’approche par compétence ont été élaborés.

 

Par ailleurs, le Gouvernement a sélectionné un opérateur technique pour la mise en œuvre d’un dispositif d’accompagnement et de suivi des sortants porteurs d’un projet de création de micro-entreprise et une Institution de microfinance pour installer une ligne de crédit de financement en leur faveur.

 

Il a été également réalisé une étude portant sur les créneaux porteurs, les filières de formation et les qualifications dans la région de Niamey, l’harmonisation de 9 programmes des CFM, portant sur 9 filières et la formation de 10 formateurs (enseignants contractuels) en électricité. Un arrêté ministériel a consacré 25 métiers prioritaires dans le cadre de l’élaboration des référentiels de certification et de validation des acquis professionnels et expérientiels (VAPE).

 

En outre, il a été procédé à la production d’un recueil de normes pédagogiques, l’élaboration de référentiels de formation et de certification et l’adoption de la méthodologie nationale de mise en œuvre des programmes de formation professionnelle selon l’Approche Par Compétence (APC). De même, il a été élaboré un manuel de procédures de l’auto-emploi et un autre pour la formation des jeunes déscolarisés en réparation de téléphones portables dans la région de Diffa.

 

Pour améliorer la gestion et le pilotage du système, la loi portant principes fondamentaux de l’EFPT a été promulguée, un manuel de procédures a été élaboré et 3 contrats de formation ont été signés avec les opérateurs privés de formation. Une mission de plaidoyer a été organisée dans les différentes régions du pays pour inciter les filles et les personnes handicapées à intégrer les filières industrielles de l’EFPT.

 

En outre, il y a lieu de noter l’opérationnalisation de l’Observatoire National de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (ONEF), l’ouverture de 8 centres du Fonds d’Appui à la Formation Professionnelle Continue et à l’Apprentissage (FAFPCA). De plus, 10 plateformes d’orientation des jeunes ont été installées dans les différentes régions du pays, un cadre de concertation des PTF de l’EFPT mis en place, un schéma directeur de l’EFPT élaboré et un audit institutionnel et plusieurs études thématiques réalisés.

 

Dans le même cadre, des études de dimensionnement de la restructuration des 3 établissements ont été réalisées.

 

Au total, dans le secteur de l’éduction, 10.819 classes sont construites en matériaux définitifs au niveau des enseignements primaires et secondaires ainsi que la formation professionnelle et 3.785 autres sont en cours de construction. L’achèvement de ces infrastructures portera le nombre de classes à 14.604, soit 97,36% de l’objectif des 15.000 classes retenu dans le Programme de Renaissance.

 

Au plan des ressources humaines, 15.756 enseignants ont été intégrés à la fonction publique, soit 126,05% de l’objectif de 12.500 enseignants à recruter pour occuper les 12.500 classes prévues.

 

1.1.      Santé

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Les principaux engagements du Gouvernement en matière de santé portent sur :

-      la réduction du taux de mortalité maternelle de 648 à 405 décès pour 100.000 naissances vivantes et du taux de mortalité infanto-juvénile de 198‰ à 114‰ en 2015 ;

-      la construction de nouvelles infrastructures conformément à la carte sanitaire ainsi que l’opérationnalisation des Centres Mères-Enfants et du Centre National de Lutte contre le cancer ;

-      la lutte contre le VIH/SIDA et les maladies non transmissibles ;

-      le recrutement de personnel en quantité et en qualité afin de doter chaque commune d’au moins un médecin et réduire ainsi les disparités interrégionales ;

-      la création d’un fonds social de santé destiné à la prise en charge de la gratuité des soins ciblant les femmes, les enfants, les personnes âgées et les démunis.

 

Les actions du Gouvernement dans ce secteur portent sur la mise en œuvre du Plan de Développement Sanitaire (PDS) 2011-2015 qui est assorti d’un plan de travail quinquennal, d’un cadre de dépense sectoriel à moyen terme (CDS-MT) et d’un compact pays.

 

Dans ce cadre, les activités menées ont porté sur la réalisation des infrastructures, l'équipement des centres sanitaires, le renforcement du personnel soignant, la prise en charge des principales maladies, la gratuité des soins et la gestion du systeme

La réalisation des infrastructures

Les actions portent sur la construction de nouvelles infrastructures et la réhabilitation de celles existantes.

En matière de construction, 15 Centres de Santé Intégrés (CSI), 10 Cases de santé (CS), 38 maternités, dont 10 à Niamey, ont été achevés, 45 bruleurs au niveau des CSI, 86.538 latrines familiales SANPLAT, 4 salles de cours à l’ISP et 600 puisards ont été construits. Pour améliorer les services de soins, 100 Cases de santé sont transformées en CSI de types 1 ou 2 sur toute l’étendue du territoire et 1 CSI de type 1 transformé en CSI de type 2. Il faut également ajouter la reconstruction de 4 hôpitaux de district (1 à Agadez, 2 à Tahoua et 1 à Tillabéry) ainsi que la finalisation et la mise en fonctionnement de 17 cases de santé dans la région d’Agadez et d’un pavillon de psychiatrie.

 

La direction du laboratoire de santé et un dépôt de type moderne pour le stockage de consommables et de chambres froides sont en construction.

 

Il faut ajouter la construction d’un bunker pour l’appareil d’Imagerie à Résonnance Magnétique (IRM), d’un bâtiment pour consultation externe à l’Hôpital National de Niamey et l’extension des locaux du programme onchocercose.

 

Parallèlement, le Centre de Santé Mère et Enfant de Niamey et 2 centres d’ophtalmologie ont été respectivement construits à Goudel et à l’hôpital National de Lamordé.

 

D’autres réalisations sont en cours, dont la construction du Centre de Lutte contre le Cancer de Niamey, réalisé à hauteur de 100% de gros œuvres, la construction du pavillon de chirurgie viscérale à l’Hôpital National de Lamordé et la construction de l’hôpital de Référence de Niamey, dont le niveau global d’exécution est de 94%. Les travaux de construction de l’hôpital de référence de 500 lits à Maradi ont été lancés le 18 décembre 2015 par le Président de la République et doivent durer 18 mois à compter de mars 2016.

 

En outre, des études architecturales et techniques pour la construction des hôpitaux de district de Bilma, Bagaroua, Bankilaré, Gothèye, Damagaram Takaya et Gaya ainsi que celles du plateau technique du Centre de Santé de la Mère et de l’Enfant d’Agadez sont en cours. Il en est de même pour la réhabilitation du HD de Loga ainsi que la réhabilitation et la mise à niveau des CSI d’Iférouane, Ingall, Loga Bebatane, Abala, Tillia et Tassara.

 

En perspective, le financement pour la transformation de 110 Cases de Santé en CSI est acquis, dont 55 sur financement de l’Etat, 20 sur financement du Fonds Saoudien de Développement, 20 sur financement de GAVI Alliance et 15 sur financement de la CTB.

 

En matière de réhabilitation et de mise à niveau de l’existant, des ouvrages, dont 1 bloc opératoire, 1 service néonatalogie d’hospitalisation, 1 incinérateur, 1 magasin et le service administratif, ont été achevés pour compléter la fonctionnalité des CSME de Tahoua, Maradi et Zinder. Des logements pour le personnel de la coopération médicale chinoise à Niamey, Maradi et Zinder, des murs de clôtures pour 24 CSI (14 à Diffa et 10 à Agadez), 7 Hangars dans les CRENAS du District Sanitaire d’Illéla et au niveau des CSI du District Sanitaire de Keita, 3 CSI à Dosso, une Case de Santé à Agadez et 2 logements pour sages-femmes dans la région de Dosso (Fabirdji et Tinoma) ont été construits.

Dans le cadre du programme Maradi Kolliya, la construction d’un bloc d’obstétrique et de gynécologie et la clôture de mur de CSME ont été réalisées.

A toutes ces réalisations, il faut ajouter la réhabilitation du Service Gynéco-obstétrique du CHR d’Agadez, 21 cases de santé, 51 CSI, 6 pharmacies populaires, 25 Hôpitaux de District, 6 Centres Hospitaliers Régionaux, le Siège de l’ONPPC, l'usine des solutés massifs de la SONIPHAR, 6 services de l’HNZ, y compris le service de dialyse, les services de l'Hôpital National de Lamordé et 13 CRENAS.

 

De même, 7 Centres de Santé de la Mère et de l’Enfant (CSME) ont été finalisés, dont 6 rendus opérationnels, et des activités transfusionnelles fonctionnelles dans 34 HD. Il y a eu en 2015 la réhabilitation de 16 maternités par adduction d’eau potable, l’électricité et la construction des sanitaires.

 

Les réhabilitations ont concerné également le pavillon d'hospitalisation des femmes victimes de la fistule au CSME de Tahoua et certains bâtiments annexes de la radiologie au service des urgences, de la morgue et de Néphrologie à l’Hôpital National de Niamey.

 

Le tableau suivant résume les infrastructures réalisées.

 

Tableau N° 48 : Infrastructures sanitaires construites ou réhabilitées par région

  Source   : MSP

Source : MSP

 

         Equipement

 

De 2011 à 2015, il a été enregistré :

 

-      l’équipement de 3 HD, 35 CSI, 15 maternités, 7 CSME en mammographes ; 

-      l’équipement complémentaire des Hôpitaux Nationaux de Niamey, Lamordé, Zinder et 6 CHR ;

-      la dotation des structures de santé de 21 tables de radiologie télécommandées, 15 stérilisateurs, 13 aspirateurs, 11 concentrateurs d’oxygène, 450 Kits d’Aspiration Manuelle Intra Utérin (AMIU), 16 ballons et masques de réanimation du nouveau-né, 250 ventouses et 3 congélateurs ;

-      la dotation de l’Hôpital National Lamordé, du Centre National de Lutte contre le Cancer et de l’Hôpital National de Niamey en scanners ;

-      l’acquisition d’une IRM pour l’Hôpital National de Niamey ;

-      la mise en place de 234 groupes électrogènes, dont 38 de grande capacité au niveau des formations sanitaires ;

-      la construction de 6 chambres froides au niveau des DRSP de Tillabéry, Dosso, Agadez, Maradi, Diffa et de la Direction des Immunisations ainsi que l’acquisition d’un camion frigorifique, 6 bus labo/frigo, 530 réfrigérateurs, 375 portes vaccins et 2.000 thermomètres de réfrigérateurs ;

-      la mise en place de 4 flottes en guise de moyens de communication pour 824 numéros.

-      l’acquisition de 3 appareils de radiologie conventionnels pour les HD de Konni, Gaya et Tillabéry (financement Fonds mondial) ;

-      l’acquisition de 24 microscopes à fluorescence LED sur financement Fonds mondial série 10 TB (18 HD, 4 CHR, CNAT et LNR) ;

-      l’acquisition de 3 appareils Genexpert pour le diagnostic de la tuberculose et la recherche de la résistance aux médicaments antituberculeux (HNZ, CHR Maradi, CHR Tahoua) ;

-      l’acquisition de 270 oxymètres,

-      1 automate d'Ionogramme pour le laboratoire du CHR de Tahoua et 12 ventouses manuelles (7 à Tahoua, 5 à Zinder) ;

-      l’acquisition de 149 réfrigérateurs/congélateurs pour la conservation des vaccins dans toutes les régions ;

-      la dotation de 202 formations sanitaires en tables chauffantes et de tous les CSME d’équipements modernes de réanimation néonatale ;

-      la dotation de l’hôpital National Lamordé d’un groupe électrogène de 1000kva

-      la mise en place dans les 8 régions, les 3 hôpitaux nationaux et la maternité Issaka Gazobi de 4.300 poubelles, 1.380 kits équipement de protection individuelle (EPI), 980 brouettes et 4 bacs à ordres.

 

Par ailleurs, plusieurs centres de santé ont été dotés d’équipements divers (splits, climatiseurs, kits NN), en matériels et outillages (outils kinésie- orthopédiques et nécessaires d'intervention des techniques bio-médicales) et en matériels et mobiliers de bureau et matériels informatiques.

Médicaments,vaccinset consommables

 

Les districts sanitaires ont été dotés en kits césarienne, CPN, accouchements et produits de santé de la reproduction, dont les contraceptifs. Des nouveaux vaccins ont été introduits dans le programme élargi de vaccination. Il s’agit de vaccins pour la prévention de la diarrhée à rota virus, de la pneumonie et de la méningite à pneumocoque et à hémophylus, de cancer du col de l’utérus (HPV) en test pilote, de vaccins polio en injectable.

 

En perspective, l’Etat a mobilisé plus de 7 milliards de FCFA dans le cadre de cofinancement des vaccins. Ainsi, il est prévu l’introduction de ROR pour la prévention de la rougeole, oreillons et rubéole, le MEN Afrivac et le vaccin contre l’hépatite.

 

Les formations sanitaires ont été régulièrement dotées en médicaments essentiels et consommables.

 

     Renforcement du personnel soignant

 

En 5 ans, le Gouvernement a recruté 4.851 agents de santé toutes catégories confondues, dont 666 médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes, 3.539 paramédicaux et 646 auxiliaires.

 

Dans la même période, 279 médecins spécialistes et 388 paramédicaux ont été formés.

 

Ce personnel est renforcé par le recrutement de 10 sages-femmes VNU nationales, 10 médecins VNU internationaux, dont 9 chirurgiens et 1 cardiologue, et 2.290 autres agents de santé sous forme de contrat.

 

En plus, les collectivités territoriales et les partenaires techniques et financiers ont contribué au renforcement du personnel de santé (cadres et auxiliaires).

Les capacités du personnel soignant ont été renforcées sur diverses thématiques, notamment sur les règles d'hygiène relatives à la lutte contre la maladie à virus EBOLA, la lutte contre le paludisme, en audit des maternels, en coïnfection VIH/TBC, sur la prise en charge des urgences au CRENI, ANJE, en entretien et maintenance des frigos solaires (SDD), audit de décès maternel, en Technologie contraceptive et Santé de la Reproduction. Les agents de santé communautaire ont été recyclés en Distribution à Base Communautaire et en Pratiques Familiales Essentielles.

 

Prise en charge des principales maladies

 

Il s’agit de mettre en exergue les actions du Gouvernement dans la prévention et le traitement de quelques maladies à caractère endémique ou épidémique et des maladies tropicales négligées.

 

S’agissant des maladies endémiques, les actions menées portent sur la santé maternelle et infantile, la gestion de l’épidémie de méningite et le VIH SIDA.

 

Par rapport à la santé maternelle et infantile, 35 passages des JNV POLIO ayant permis de toucher 4.514.835 enfants par passage et une campagne rougeole est en cours où des enfants de 9 à 59 mois, soit 3.334.387 enfants, seront vaccinés.

 

En matière de lutte contre les IST/VIH SIDA, le nombre de sites prescripteurs pour la prise en charge des personnes vivant avec le VIH est passé de 13 en 2011 à 68 en 2015 répartis dans les 8 régions du pays. Ceci a permis la mise sous traitement ARV de 13.425 patients en 2015 contre 9.420 patients en 2011. Dans le cadre de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant, le nombre de sites PTME est passé de 621 en 2011 à 819 en 2015. Ainsi, 4.022 femmes infectées par le VIH ont bénéficié d'une prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant par les ARV. A cela, s’ajoutent la formation des pairs éducateurs et d’autres agents en approche syndromique des IST et en PTME, la dotation de 100 magasins de stockage en thermomètres et hygromètres et l'approvisionnement de toutes les régions en contraceptifs et ARV. On note également l’acquisition de matériels pour le dépistage précoce du VIH chez l’enfant.

 

Concernant la lutte contre la tuberculose, la prise en charge de la tuberculose résistante a été effective pour tous les cas dépistés. A cet effet, les centres de santé ont été régulièrement approvisionnés en médicaments antituberculeux, réactifs et consommables.

 

Un plan de communication 2015-2018 et ses supports, le plan stratégique national de lutte contre la tuberculose 2015-2018 et un plan de suivi et évaluation, ont été élaborés.

 

D’autres actions réalisées concernent l’organisation de 20 missions de supervision et la formation de 519 agents de santé (médecins, infirmiers, techniciens de laboratoire) dans divers domaines (dépistage, prise en charge, contrôle de qualité de la microscopie, dépistage et prise en charge de la tuberculose multi-résistante et VIH).

 

S’agissant du dépistage de la tuberculose multi-résistante, 4 régions ont été dotées d’appareils Genexpert et la prise en charge de cette forme de tuberculose a été décentralisée. De plus, 12 nouveaux centres de dépistage et de traitement ont été créés, ce qui fait passer le nombre de 187 en 2011 à 199 en 2015. Au cours de la même période, les services de santé ont dépisté et mis sous traitement 52.417 cas de tuberculose.

 

L’ensemble de ces actions a entrainé une baisse de l’incidence de la tuberculose de 108 cas pour 100.000 habitants en 2011 à 98 cas pour 100.000 habitants en 2014 selon le Rapport OMS 2015.

 

Dans le cadre de la lutte contre le paludisme, les actions menées portent sur l'acquisition de 8.511.121 Moustiquaires Imprégnées à Longue Durée d’Action (MILDA), 11.154.812 Tests de Diagnostic Rapide (TDR) et 8.512.062 doses d’ACT (anti-paludéen), dont 3.200.000 pour enfants.

 

Des actions complémentaires ont porté sur la formation de 1.600 agents de santé sur la prise en charge des cas de paludisme et la formation de 200 agents de santé communautaire pour la prise en charge des cas de paludisme à domicile (PECADOM) et la prise en charge des enfants de moins de 5 ans.

 

En outre, il faut noter l’appui à la mise en œuvre de la couverture universelle en santé et la mise en œuvre de la convention entre le Gouvernement du Niger et la République de Cuba dans le cadre de la lutte contre le paludisme (lutte anti-larvaire avec les bio-larvicides) pour un montant de plus de 4 milliards de FCFA sur 2 ans, l’objectif étant de réduire d’au moins 80% la morbidité liée au paludisme.

 

Dans le cadre du traitement préventif du paludisme, 35.020 moustiquaires imprégnées et 1.254 chambres traitées d’insecticide ont été gratuitement mises en place dans les districts sanitaires de Tahoua, Dosso et Boboye.

 

Le Niger a également mis en œuvre une recommandation de l'OMS pour la mise en œuvre de la chimio-prévention du paludisme saisonnier qui a concerné 835.000 enfants de 11 districts éligibles.

 

En matière de santé mentale, un plan stratégique national de santé mentale pour la période 2015-2018 a été élaboré.

 

Les principales actions réalisées concernent la formation de 30 spécialistes de santé mentale sur le guide d’intervention MHGAP (combler les lacunes en santé mentale), 15 formateurs sur le guide et 27 spécialistes de santé mentale en pédopsychiatrie.

 

Pour réduire le phénomène, une mission de sensibilisation sur les méfaits de la consommation du Tramadol a été organisée à travers tout le pays.

 

Enfin, des soins de santé mentaux ont été également intégrés dans les paquets d’activités des districts de Dosso et Doutchi.

 

Par rapport à la Maladie à Virus Ebola (MVE), pour faire face à l’épidémie qui sévit dans la sous-région ouest-africaine, le Gouvernement a placé la prévention au centre de la lutte contre ce fléau.

 

C’est ainsi que, il a été mis en place un dispositif comprenant les éléments suivants :

-      un comité interministériel présidé par le Premier Ministre ;

-      un comité Technique présidé par le Secrétaire Général du Ministère de la Santé Publique composé de 5 sous-comités techniques : le sous-comité surveillance, laboratoire et gestion des données, le sous-comité prise en charge des cas, le sous-comité communication et mobilisation sociale, sous-comité coordination et sous-comité logistique/sécurité ;

-      un centre national de prise en charge d’Ebola créé à Lazaret ;

-      une équipe nationale d’intervention rapide (ENIR) mise en place.

 

Dans le cadre de cette prévention, le Gouvernement a élaboré un plan de lutte qui tourne autour des stratégies suivantes :

-      communication et mobilisation sociale ;

-         renforcement de compétence des agents de santé notamment en prélèvement, emballage et envoi selon les procédures IATA ;

-      renforcement de la surveillance épidémiologique et microbiologique ;

-      renforcement de la prise en charge des cas et du contrôle de   l’infection ;

-      coordination, suivi et évaluation des activités à tous les niveaux.

 

La mobilisation des fonds a permis de mettre en place des intrants au niveau des postes d’entrées (2 aéroports internationaux et 24 postes frontières terrestres) dans le territoire national. Ces intrants sont constitués principalement d’une fiche de surveillance et des thermomètres infrarouge de contrôle de température des voyageurs et des désinfectants. Le Niger dispose d’un pool d’experts de prise en charge d’Ebola.

 

Concernant la méningite, la situation était sous contrôle jusqu’en 2015 quand une épidémie sévit dans la partie ouest du pays. Les principales souches mises en évidence par le CERMES sont le méningocoque des séro-groupes C pour 75% et W135 pour 12,6%.

 

Dans le cadre de la gestion de cette maladie, 8.566 cas suspects ont été enregistrés sur l’ensemble du pays, dont 577 décès. Les régions les plus affectées sont Niamey, Dosso, Tillabéry et Tahoua, qui totalisent 91,0% des cas notifiés sur l’ensemble du pays.

 

Il a été mobilisé pour la campagne de vaccination 1.661.660 doses, tout partenaire confondu particulièrement par la procédure ICG dont 1.536.660 utilisées. La couverture atteinte varie d’un district à l’autre de 26% à Illéla à 110% à Niamey 3 sur la tranche de 2 à 14 ans.

 

Le coût estimatif de la réponse à cette épidémie s’élève à 3.192.289.589 FCFA, dont 830.746.250 FCFA, soit 26% pris en charge par le Trésor National. Ce budget a été couvert grâce à la mobilisation des partenaires, qui a permis de rendre disponible les intrants de prise en charge et de vaccination.

 

S’agissant des maladies tropicales négligées, 58.336 cas de trichiasis (trachome) ont été opérés et 16.300.185 personnes ont été traitées. De même, 55.095 cas de cataracte et 12.067.217 cas de bilharziose ont été traités ; 27.868.312 doses de Mectizan / albendazole sont administrées dans 31 formations sanitaires contre l’Onchocercose / Filariose et la prise en charge gratuite de 304 cas d’éléphantiasis et 1.550 hydrocèles opérées.

 

D’autres actions ont porté sur la formation de 160 agents de santé sur la prise en charge des complications de la filariose lymphatique, 12 chirurgiens de districts formés sur les nouvelles techniques opératoires de l’hydrocèle et 15 agents de santé des districts sanitaires de Gaya, Téra, Boboye, Kollo et Say formés sur les techniques entomologiques de surveillance de l’onchocercose.

 

Le Gouvernement a repris la mise en œuvre du programme de chirurgie foraine ayant permis d’opérer 1.026 patients, toutes pathologies confondues, et 3.576 consultations chirurgicales et 970 consultations gynécologiques.

 

Des sorties foraines de chirurgies dentaires ont permis de prendre en charge 2.086 personnes.

 

En outre, des campagnes de dépistage, de distribution des médicaments, de vaccins et de traitements d’autres pathologies ont été organisées. Il s'agit des campagnes de dépistage de la lèpre, de lutte contre le choléra, la méningite, la rougeole, la poliomyélite et le ver de Guinée. Pour cette dernière maladie, le Niger a été certifié en décembre 2013 par l’OMS comme pays exempt de la transmission de la dracunculose.

 

Il y a lieu de noter le maintien de zéro cas de polio virus sauvage sur 3 années successives et le Niger sera éligible à partir de 2016.

 

Des stratégies opérationnelles dans des domaines non encore couverts (HTA, diabète, drépanocytose, cancers, etc.) sont développées avec l’organisation des missions de sensibilisation sur l’importance et le suivi de la collecte de données sur le cancer dans les 8 régions du Niger. De plus, 26 agents, dont des communicateurs régionaux, ont été formés sur la drépanocytose.

 

A cela s’ajoute, la prise en charge des malades dialysés à l’hôpital National de Lamordé et le renforcement de la prise en charge des patients par la création d’une unité de diabétologie et d’oncologie pédiatrique à l’hôpital National de Niamey. 

 

Concernant la promotion de la santé, les actions portent sur la création de la direction de la promotion de la santé, l’élaboration du plan stratégique de la promotion de la santé et celui de la santé scolaire et universitaire pour la période 2016-2020.

 

Sur le plan nutritionnel, il a été organisé 8 campagnes de supplémentation en vitamine A ayant permis de traiter en moyenne 4.692.313 enfants de 6 à 59 mois en moyenne par an, la distribution des suppléments alimentaires à 743.254 enfants de 6 à 23 mois et 273.181 femmes enceintes et allaitantes pendant les périodes de soudure.

 

En matière de prise en charge de la malnutrition, environ 350.000 malnutris sévères et 400.000 malnutris modérés sont traités chaque année. De plus, 7.789 nouveau-nés et 1.588 femmes enceintes et allaitantes atteintes de déficit pondéral ont été pris en charge par les formations sanitaires.

 

La distribution des multi-micronutriments aux enfants de 6 à 23 mois se poursuit dans les régions de Maradi, Diffa, Tahoua et Zinder sous forme de test pilote et sera en 2016 généralisée à l’ensemble des régions du pays. Il a été instauré la prise en charge de la malnutrition dans les maisons d’arrêt de Kollo, Koutoukalé et Diffa. Il faut ajouter aussi le déparasitage de 1.637 enfants des écoles à cantine scolaire, la distribution des suppléments alimentaires aux enfants de 6 à 23 mois et aux femmes enceintes et allaitantes pendant les périodes de soudure.

 

D’autres interventions ont porté sur la prise en charge communautaire de plus de 500.000 enfants de moins de 5 ans sur les 3 principales maladies de l’enfant (paludisme, diarrhée, pneumonie).

 

Dans le cadre de la prise en charge de la fistule, 2.129 femmes victimes de fistule obstétricale ont été traitées et 1.199 ont été réinsérées.

 

S’agissant de la contribution de la chirurgie de district dans la réduction de la mortalité maternelle et infantile, le nombre de césariennes est passé de 2.786 en 2011 à 3.036 en 2014. Celui d’interventions chirurgicales dans les hôpitaux de district est passé de 13.165 en 2013 à 14.481 en 2015, dont 5.930 césariennes.

 

La gratuité des soins

 

La politique de gratuité des soins s’est poursuivie et renforcée avec l’intégration du fonds social de santé destiné à la prise en charge de la gratuité des soins ciblant les femmes, les enfants, les personnes âgées et les démunis à la Couverture Maladie Universelle.

 

Au titre de la gratuité, les factures enregistrées d’avril 2011 à novembre 2015 s’élèvent à 42.145.925.800 FCFA. Les factures engagées se chiffrent à 31.638.245.459 FCFA. De ce montant engagé, 25.743.712.705 FCFA ont été ordonnancés (taux d’ordonnancement de 81,37%) et 21.067.709.505 FCFA ont été payés (taux de paiement de 66,59%). Dans le cadre de la mise en œuvre du projet I3S, l’AFD s'engage à apurer les arriérés en cours dans la région de Dosso.

 

A cela s’ajoute la prise en charge gratuite des accouchements par certains partenaires, dont l’UNFPA. Dans ce cadre, 87.737 ont été subventionnés en 2015.

 

Cette gratuité a permis le suivi prénatal de 3.649.889 femmes enceintes, la prise en charge de 28.905.079 cas de maladies d’enfants de moins de cinq ans et la délivrance par césarienne de 5.930 cas de grossesse.

 

Concernant la surveillance de décès maternels et riposte (SDMR), un arrêté institutionnalisant la SDMR a été pris et la déclaration des décès maternels fait désormais partie du télégramme officiel hebdomadaire des maladies à déclaration obligatoire. Les comités national et régionaux de surveillance des décès ont été mis en place et sont fonctionnels. Des audits cliniques et des revues sont organisés à différents niveaux. Un forum national a été organisé sur la surveillance des décès maternels et la riposte, en vue de l’obtention d’un consensus sur les interventions à mener au niveau communautaire. Un plan opérationnel de mise en œuvre de la SDMR est en cours d’élaboration.

 

La Caravane pour l’Accélération de la Réduction de la Mortalité Maternelle en Afrique (CARMMA) a été lancée depuis 2011 par son excellence Monsieur le Président de la République du Niger, conformément à la recommandation de l’Union Africaine. Depuis lors, le Niger célèbre chaque année sous le parrainage de la première dame (marraine de lutte contre la mortalité maternelle) la semaine de lutte contre la mortalité maternelle et néonatale.

 

        Gestion du système de santé

 

Pour améliorer la gestion et le pilotage du système de santé, le PDS 2011-2015 a été évalué.

 

Le Gouvernement a fourni une importante logistique aux formations sanitaires du pays. Elle est composée de 318 véhicules, toutes marques confondues, dont 205 ambulances y compris les 150 ambulances médicalisées acquises par PPP, 50 véhicules, 472 motos, 27 tricycles-ambulances, 1 ambulance pirogue, 4 fourgonnettes 4x4 et 1 camion. Cette logistique va sans doute pallier le retard dans le transfert des femmes enceintes vers les centres de référence et diminuer ainsi la mortalité maternelle et infantile.

 

En plus de la logistique, un important lot de matériel informatique a été mis à la disposition des structures sanitaires à tous les niveaux.

 

Des enquêtes administratives et des audits ont été conduits au niveau des structures sanitaires et l'organisation de conférences nationales et internationales, dont celle sur la contrefaçon et la vente illicite des médicaments.

 

En 2013, le Service d’Aide Médicale d’Urgence (SAMU) a été créé à Niamey en vue d’assurer le transport médicalisé et la prise en charge pré-hospitalière des cas d’accidents ou d’urgences. De 2014 à 2015, le SAMU a réalisé 2.286 sorties (soit une moyenne de 5 par jour) au cours desquelles 2.586 patients ont été secourus. Il a aussi assuré 73 couvertures médicales de grandes manifestations ainsi que 2 sessions de formations en secourisme.

 

D’une façon générale, les engagements pris dans le cadre du Programme de la Renaissance ont contribué à l’amélioration de la santé de la population, et à la réduction de la mortalité maternelle et infanto-juvénile.

 

Il faut retenir à titre illustratif, l’amélioration des indicateurs suivants :

 

-         le taux de mortalité infanto-juvénile a connu une baisse significative ayant permis au Niger d’être parmi les six pays ayant atteint l’OMD 4. Ainsi, ce taux est passé de 198%0 en 2006 à 127%0 en 2012 à 114%0 en 2015, selon l’évaluation des OMD, pour une cible de 114%0 ;

 

-         le ratio de la mortalité maternelle a connu également une baisse passant de 648 pour 100.000 naissances vivantes en 2006 à 535 pour 100.000 naissances vivantes en 2012[1], et à 520 pour 100.000 naissances vivantes selon l’évaluation des OMD en 2015, pour une cible de 405 ;

 

-         le taux d’accouchements assistés par un personnel de santé qualifié a connu une amélioration passant de 25[2]% en 2010 à 40,77% au 31 octobre 2015, pour une cible de 100% en 2015 ;

 

-         le taux d’utilisation de la contraception moderne a été amélioré passant de 12,09% en 2013 à 20,46% au 31 octobre 2015 ;

 

-         le taux de couverture sanitaire est passé de 47,18% en 2011 à 48,47% au 31 octobre 2015.

 

     Urbanisme, logement et cadre de vie

 

Les objectifs visés sont :

-         réaliser 1.000 logements sociaux par an ;

-         procéder au lotissement de 2.000 parcelles viabilisées par an ;

-         baisser le coût du logement par la promotion de l’industrie des matériaux locaux de construction et l’allègement des conditions d’accès au crédit habitat.

 

Les principaux résultats de l’action gouvernementale dans ce secteur portent sur la réalisation des logements sociaux, la réalisation et la réhabilitation des bâtiments administratifs et la mise en œuvre des programmes Niamey-Nyala et de rénovation des grandes villes.

 

Logements sociaux

 

Plusieurs projets de construction de logements sociaux sont en exécution ou en cours de négociation avec des partenaires. Il s’agit principalement de la cité Sary Koubou à Niamey, de la cité de renaissance à Niamey, des logements sociaux à Niamey et dans les autres centres urbains ainsi que d’autres projets de logements sociaux conduits dans le cadre du partenariat public-privé.

 

Par rapport à la cité Sary-Koubou à Niamey, les 174 logements sont terminés et les bénéficiaires y sont installés. En outre, 112 logements sont construits par l’ONG Qatar Charity pour reloger les victimes des inondations à l’Arrondissement Communal Niamey 5.

 

La SONUCI a construit 100 logements à Niamey au niveau de la Cité de la Renaissance et 100 autres à Dosso. La SATU SA. a construit 248 logements pour les FDS, qui ont été cédés aux hommes de rang à un prix préférentiel pour les mettre dans les meilleures conditions de vie, et 50 autres à Dosso. En plus, 251 logements sont construits à Niamey et 32 à Maradi par la société DB IMMO.

 

D’autres logements sont en cours de réalisation. Il s’agit de 500 logements par DB IMMO à Niamey dans le cadre de la mise en œuvre d’une convention de partenariat public-privé et 78 à Maradi, de 100 logements à Maradi par la Société Univers Niger et de 150 logements à Niamey par la société AL MUTAKHADIMA.

 

Dans le cadre du partenariat public-privé (PPP), un terrain de 88 ha de réserve foncière et 2.000 parcelles ont été acquis par l’Etat pour la construction des logements sociaux. Il s’agit de :

 

-      1.000 logements à Niamey avec DB IMMO pour un montant de 10,5 milliards de FCFA dont l’exécution est en cours ;

-      1.000 logements à Niamey et dans les autres chefs-lieux de régions avec SADUBEL pour un montant de 12,08 milliards de FCFA.

 

Par rapport aux projets en négociation avec les partenaires, le processus est très avancé pour la réalisation d’un programme de 8.500 logements. Il s’agit de :

 

-      1.000 logements sociaux dans les tous chefs-lieux de régions avec la société AFRITEC, en partenariat avec ECOBANK Niger, pour un coût d’environ 10,2 milliards de francs CFA ;

-      5.000 logements dans tous les chefs-lieux de régions avec la société China Geshouba Group Company Limited (CGGC) pour un coût de 101,5 milliards de FCFA ;

-      1.000 logements sociaux dans tous les chefs-lieux de régions avec la République indienne (négociation en cours) ;

-      1.000 logements sociaux dans tous les chefs-lieux de régions avec la société LEAWAX MULTILINKS SERVICES (négociation en cours) ;

-      500 logements à Niamey et la fourniture de 1.500 parcelles viabilisées avec la société STARMAX, en partenariat avec ECOBANK Niger, pour un coût d’environ 10 milliards de FCFA.

 

Par ailleurs, pour encourager la promotion immobilière au Niger, des autorisations ont été accordées à des promoteurs immobiliers et fonciers privés nationaux pour la construction des cités et/ou la production des parcelles viabilisées à Niamey et dans plusieurs centres urbains du pays.

 

Programme de rénovation des grands centres urbains

 

Il s’agit de la mise en œuvre des programmes Niamey Nyala, Dosso Sogha, Maradi Kolliya, la rénovation des autres villes (Agadez, Diffa, Zinder, Tahoua et Tillabéry) et les dispositions institutionnelles prises pour l’aménagement urbain.

 

Le Programme Niamey Nyala comprend plusieurs volets à savoir, la rénovation du centre-ville et de la zone administrative, l’aménagement du plateau de Saguia et de la corniche Yantala-Gamkalley, la réhabilitation des villages urbains de Gamkalley et Saga, les travaux de construction d’échangeurs et de routes, la construction de logements et l’aménagement de la ceinture verte.

 

Toutes ces composantes ont fait l’objet d’études et de recherches de financement pour leurs mises en œuvre.

 

[1]EDSN-MICS IV 2012

[2] Rapport de suivi indicateurs de suivi PDS-DS-MSP_2014

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En termes de réalisations physiques, plusieurs infrastructures ont été réalisées dans la ville de Niamey. Après l’échangeur du boulevard Mali Béro-Zarmaganda, un autre a été construit sur le rond-point des Martyrs. Ces travaux sont couplés aux travaux d’aménagement de la corniche Gamkalley et la route reliant le 2ème pont à la route Niamey-Say. De plus, les travaux du 3ème échangeur, échangeur Diori Hamani sont en instance de démarrage.

 

Dans le cadre de la réhabilitation des villages urbains de Saga et Gamkalley, le Niger a déjà contribué pour une somme de 625 millions de FCFA, qui vient s’ajouter à la contribution initiale de l’Union Européenne de 480.000 euros. Ces actions permettent d’assurer au Niger de passer à la 4ème phase du programme pour laquelle, il est attendu un financement extérieur de 10 milliards de FCFA.

 

S’agissant des travaux de construction des routes urbaines, un tronçon de 18 km de la route Goudel-Tondibia, Tonditchirey-boulevard Askia Mohamed a été effectué et la réalisation de 30 km est en étude. Un programme de réalisation de 70 km de voiries urbaines dans la ville de Niamey a été retenu, dont 22 km sont en cours de réalisation, avec un taux d’exécution de 52%. Ces travaux concernent les tronçons suivants :

-         boulevard Tanimoune (de la fin de la route Est-Ouest jusqu’à la gare ferroviaire) ;

-         rond-point Baré Maïnassara jusqu’au boulevard Salou Djibo, la ceinture verte et boulevard Tanimoune ;

-         rond-point Camp sapeurs-pompiers Lazaret en passant par Village SOS, Bédir et croisement boulevard Tanimoune.

 

Le programme Dosso-Sogha a concerné la construction ou la réhabilitation de plusieurs infrastructures administratives, économiques et sociales dans la ville de Dosso. Il s’agit notamment de la cité du 18 décembre (30 villas VIP, 10 villas F4 et 60 villas F3), d’un hôtel de ville, de l’hippodrome, de la piste d’athlétisme, d’une nouvelle tribune, des caniveaux, d’une compagnie nationale de sécurité et la Direction Régionale de la Police. Les travaux de réhabilitation ont concerné l’arène de lutte traditionnelle Salma Dan Rani, le stade régional, la maison de la culture Garba Loga, l’hôpital et autres formations sanitaires, l’ORTN, la case de passage présidentielle, la résidence du gouverneur, le musée régional et le village artisanal. Des voiries urbaines de 16,25 km ont été construites ou réhabilitées.

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La quasi-totalité des chantiers ci-dessus évoqués ont été réalisés. Toutefois, des instructions fermes ont été données par les Autorités compétentes pour la finalisation des chantiers encore inachevés. Il s’agit principalement de la Direction Régionale de la Police Nationale, de l’extension et de la rénovation du Tribunal de Grande Instance, des caniveaux et l’aménagement de la mare de Sofakolé.

Dans le cadre du programme Maradi Kolliya, plusieurs infrastructures ont été réalisées ou réhabilitées dans la ville de Maradi. Il s’agit de la salle de spectacles, la piste d’atterrissage et le salon d’honneur de l’aéroport, le monument central avec jets d’eau et attributs décoratifs de la ville, les villas d’hôtes, les cases de passage présidentielle et ministérielle et le gouvernorat.

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D’autres travaux se poursuivent. Il s’agit de la construction de l’immense complexe de la maison de la culture, la construction de l’Académie des Arts, la nouvelle arène de lutte et le chantier de 70 villas. De même 22,6 km de voiries urbaines sont en cours de construction.

 

Pour les programmes de rénovation des autres villes (Agadez, Tahoua, Zinder, Diffa et Tillabéry), la mise en œuvre a démarré. Le programme est déjà enclenché pour la ville d’Agadez, qui accueillera la prochaine fête tournante du 18 décembre. Ainsi, pour les villes de Tahoua et Agadez, le recrutement des entreprises en charge des travaux des voiries est terminé, les travaux ont été lancés pour 6 km à Tahoua et 10 km à Agadez respectivement les 13 et 18 septembre 2015. Les Termes de Référence (TDR) déterminant les travaux à réaliser ont été élaborés pour Zinder et en cours d’élaboration pour Diffa et Tillabéry. D’ores et déjà, les voiries urbaines de Zinder portent sur 23 km. Un marché de 984.127.858 FCFA pour la construction de 5 km de voiries a été engagé sur financement du budget national. Les 18 km restants seront construits dans le cadre d’un PPP.

 

Les voiries urbaines concernent aussi les centres urbains secondaires d’Arlit (3 km), Magaria, Doutchi, Mirriah, Gaya avec 5 km chacun et Madaoua, Bouza et Keita avec 2,5 km chacun. Les villes de Diffa, Maïné Soroa et N’Guiguimi bénéficieront d’un total de 15 km de voiries dans le cadre du projet de construction de la route Diffa-N’Guiguimi-Frontière Tchad.

 

Les centres urbains secondaires d’Illéla et de Guidimouni ont bénéficié respectivement de 14 km et 3,5 km de voiries urbaines lors de l’exécution des projets routiers les concernant.

 

Enfin, en matière d’aménagement urbain, les principales activités concernent l’adoption de la Loi N°2013-28 du 12 juin 2013, fixant les principes fondamentaux de l’urbanisme et de l’aménagement urbain, du décret 2014-555 du 31-07 2014, déterminant les modalités de mise en œuvre des ouvrages publics, et des directives relatives à l’harmonisation des règles régissant la profession d’architectes dans l’espace UEMOA ainsi que la mise en œuvre du programme participatif d’amélioration de bidonvilles, auquel les quartiers Gamkalley et Saga sont élus.

 

Bâtiments administratifs

 

Face à l’insuffisance de bureaux au niveau de l’administration centrale et déconcentrée, le Gouvernement s’est engagé dans un vaste programme de construction et de réhabilitation des bâtiments administratifs.

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Ainsi, un bâtiment R+2 à la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique, un immeuble R+4 pour le siège à l’ARM, 2 bâtiments R+1 chacun pour le Dispositif National de Prévention et de Gestion des Catastrophes et Crises Alimentaires (DNPGCCA), 1 bâtiment à l’IRHS, plusieurs directions régionales et départementales au profit des différents ministères ont été construits. A toutes ces constructions, il faut ajouter celle en cours de 3 immeubles administratifs à Niamey et l’acquisition de plusieurs immeubles, dont le nouveau siège du Ministère en charge de la Justice.

 

Plusieurs bureaux et appartements appartenant à l’Etat ont l’objet de réhabilitation. Il s’agit des bureaux et appartements des ambassades du Niger à Paris et à Bruxelles, de plusieurs sièges des ministères et Institutions, de l’immeuble SONARA II et du Musée National Boubou Hama de Niamey.

 

Jeunesse et Sports

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Dans ce domaine, plusieurs actions ont été réalisées en faveur de la jeunesse nigérienne pour son épanouissement, son encadrement et son insertion socioprofessionnelle. De nombreuses initiatives ont également été prises en vue du développement du sport et de la professionnalisation des sportifs.

 

Au niveau de la jeunesse, les structures d’accueil pour l’épanouissement et l’encadrement des jeunes ont été renforcées. Ainsi, 23 centres des jeunes (dont 10 à Niamey) ont été réhabilités et rendus opérationnels et 3 centres d’écoute des jeunes implantés à Kao, Tchintabarden et Tassara (région de Tahoua).

 

Afin d’optimiser les prestations de ces centres de jeunes, les curricula de formation et le statut type des centres des jeunes sont élaborés.

 

Les capacités des jeunes ont également été renforcées. Ainsi, 1.153 jeunes ont été formés et sensibilisés sur les thèmes divers comme les IST-VIH SIDA, la planification familiale, la citoyenneté et la gestion des conflits. Dans le même cadre, 6 conférences sur la santé des jeunes et leur rôle dans l’atteinte du dividende démographique ont été organisées dans toutes les régions du pays à l’exception de la région de Diffa, où sévit une insécurité consécutive aux actions des terroristes de Boko Haram.

 

Dans le cadre de l’encadrement, 5 éditions du camp des jeunes ont été organisées respectivement à Takiéta (Zinder), Tchirozérine (Agadez), Mainé-Soroa (Diffa), Dosso et Tessaoua (Maradi). Ces éditions ont enregistré la participation de 2.400 jeunes, qui ont entrepris des actions d’intérêts communautaires, notamment la plantation d’arbres et la salubrité des services publics. Elles ont aussi servi de cadre d’échanges et de sensibilisation sur le civisme, l’unité nationale, le changement climatique, la santé de la reproduction et la lutte contre les IST/VIH/Sida.

 

Par ailleurs, la Politique Nationale de la Jeunesse (PNJ) a été révisée et son plan stratégique opérationnel a été élaboré. De même, les textes instituant le Conseil National de la Jeunesse ont été élaborés et adoptés.

 

Dans le cadre de l’insertion socio-économique des jeunes, des unités de production laitière, maraichère, avicole et d’embouche bovine ont installées dans toutes les régions du pays.

 

A titre illustratif, 4 unités de production laitière (Niamey, Maradi Tahoua et Diffa) et 3 unités agro-sylvo-pastorales (Niamey, Dosso et Agadez) ont été installées et 10 projets de jeunes ont été financés.

 

En plus, 2 fora internationaux de la jeunesse et emplois verts ont été organisés à Niamey et ont permis de mobiliser le financement de 33 projets et d’assurer la formation en entreprenariat des initiateurs de ces projets.

 

Pour renforcer l’employabilité des jeunes, le Service National de Participation (SNP) et d’autres structures poursuivent leur formation en élaboration des plans d’affaires, en réparation de téléphonie cellulaire, en agro-sylvo-pastoralisme, en maroquinerie et autres métiers.

 

Afin de mieux cerner la problématique de l’emploi des jeunes, une étude sur la situation des jeunes au Niger et un mapping sur les organisations de jeunesse (formelles et informelles) ont été réalisés.

 

En matière de sport, plusieurs infrastructures sportives ont été construites ou réhabilitées. Le cadre institutionnel a été renforcé et plusieurs manifestations sportives ont été organisées au Niger et l’extérieur du pays.

 

Par rapport aux infrastructures sportives, un hôtel sportif a été construit au centre technique de la Fédération Nigérienne de Football à Niamey et plusieurs autres infrastructures sportives ont été construites ou réhabilitées, notamment dans le cadre des programmes « Dosso Sogha » et « Maradi Kolliya ».

 

Dans le même domaine, l’hippodrome de Dosso a été construit et plusieurs autres infrastructures ont été réhabilitées. Il s’agit notamment des stades municipaux de Niamey, de Dosso, de Zinder, de Maradi, de Tahoua, du Stade Général Seyni Kountché, du Centre d’accueil des Sportifs (Village Chinois) ainsi que de l’arène de lutte et de la Direction régionale de la jeunesse et sport de Dosso.

 

Dans le cadre des manifestations sportives, les autorités se sont fortement impliquées, notamment dans le football, ce qui a permis à l’équipe nationale MENA de se qualifier pour la première fois et deux fois de suite à une phase finale de la CAN de football. Le Niger a organisé aussi pour la première fois une coupe d’Afrique de football U17 à Niamey. L’organisation réussie de cette compétition permet au Niger de postuler pour l’accueil des compétions majeures comme la CAN senior. Par ailleurs, le Niger vient d’être qualifié pour la 2ème fois au Championnat d’Afrique des Nationaux (CHAN) de football, qui aura lieu du 16 janvier au 7 février 2016.

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Le Niger a également participé à d’autres compétitions sportives au plan international au cours desquelles, les équipes nationales se sont également illustrées notamment en volley-ball à travers 3 qualifications des phases finales de championnat du monde de Beach volley à Chypre, au Portugal et en Pologne. Il a aussi participé aux jeux africains tenus à Brazzaville au Congo en septembre 2015 où il a remporté la médaille d’or en Taekwondo et la médaille de bronze en pétanque.

 

Pour développer le sport de haut niveau et de masse, 15 sportifs nationaux sont professionnalisés et 50 personnes en situation de handicap sont appuyées en tricycles. Dans le même sens, les entraineurs et arbitres nationaux ont été formés sur le code de la discipline Langa.

 

En matière de renforcement du cadre institutionnel, les textes portant création du Conseil National des Activités physiques et sportives, du statut type des fédérations sportives nationales, de la Commission nationale du sport de haut niveau ont été adoptés en Conseil des Ministres. Les décrets d’application de la loi 98-14 du 1er juin 1998 ont été aussi adoptés. Le projet de loi portant création d’un fonds national de développement de sport est introduit dans le circuit d’adoption. Son adoption et sa mise en œuvre permettront le règlement définitif du sempiternel problème de financement du sport.

 

Concernant la logistique, les 8 directions régionales du MJS sont dotées chacune d’un véhicule 4x4 et d’une moto DT 125 afin de renforcer les capacités des cadres à exécuter et suivre la mise en œuvre des programmes du sous-secteur, le niveau central a été doté de 2 véhicules 4X4 et le Conseil National de Jeunesse d’une moto DT 125.

 

Pour renforcer les capacités des ressources humaines du secteur, une filière master 1 et master 2 a été ouverte au sein de l’INJS.

 

Culture, arts et loisirs

 

Dans ce domaine, les principales actions réalisées par le Gouvernement ont porté sur la promotion des entreprises et industries culturelles, la valorisation et de la protection du patrimoine culturel national, la promotion de l’industrie cinématographique, la promotion du livre et de la lecture publique, la restructuration du Musée National, la valorisation du statut de l’artiste, la promotion des arts et des loisirs sains.

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La promotion des entreprises et industries culturelles a été favorisée à travers l’opérationnalisation de l’Agence Nationale de Promotion des Entreprises et Industries Culturelles (APEIC), l’élaboration et l’édition du guide de l’entrepreneur culturel et la création et l’opérationnalisation de l'Espace Entrepreneur à l'APEIC. A cet effet, on note la création de 3 entreprises culturelles, la création des écoles de culture à Téra et à Doutchi, l’accompagnement de 74 entrepreneurs dans le cadre de l’appui-conseil de l’APEIC et la livraison de 12 licences d’entrepreneurs culturels.

 

La maison de la culture de Maradi a été construite et servira de modèle dans les autres régions.

 

A cela, s’ajoutent l’élaboration de 20 plans d’affaires de création d’entreprises culturelles et la formation de 9 promoteurs culturels en gestion de projets.

De même, il faut noter la mise place d’une stratégie du développement du livre, la redynamisation du Centre National de la Cinématographie du Niger (CNCN), la réalisation d’une étude et l’élaboration d’un projet de statut et de règlement intérieur relatifs au Fonds de développement des arts et de la culture (FONDAC). La création du FONDAC contribuera au financement et au développement du secteur de la culture et des entreprises culturelles.

 

Par ailleurs, plusieurs manifestations culturelles ont été organisées. Il s’agit des éditions du mois de la parenté à plaisanterie, du festival SUKABE, du festival des danses et musiques traditionnelles à Maradi et de la Cure Salée ou Tenekert à Ingall. Dans le même cadre, il y a lieu de noter l’organisation de la fête des éleveurs dénommée GANKA, de la troisième édition du festival de la mode vestimentaire appelé «Mini-Mode», de la caravane musicale "Mouryar Niger" dans toutes les régions du pays visant à faire passer le message de la paix et de cohésion sociale et l’édition 2014 du prix Dan Gourmou.

 

S’agissant spécifiquement de la musique, on note le lancement des enregistrements au studio numérique du CFPM-El Hadj Taya de Niamey et la réhabilitation du musée des instruments de musiques traditionnelles du CFPM Taya.

 

Plusieurs acteurs culturels et artistiques ont reçu des formations en techniques d’élaboration des projets (30 acteurs culturels et 50 cadres) et sur le processus d’élaboration de CDMT (50 cadres). Dans le même cadre, 32 acteurs culturels ont été formés en technique d’animation, 10 jeunes en techniques d’élaboration de scénario, tournage et post production de spot audiovisuel, 55 artistes en techniques vocales et solfège chanté et à la guitare et 17 gestionnaires des malles itinérantes, dont 10 dans la Région de Tahoua et 7 dans la Région de Tillabéry.

 

A cela, s’ajoute la mise en stage et suivi de 237 élèves du Centre Educatif du MNBH dans 6 filières (Plomberie, électricité bâtiment, menuiserie métallique, mécanique auto, couture, menuiserie bois).

 

Dans le même sens, une étude exploratoire sur l’économie culturelle est en cours de réalisation. Le premier draft de l’étude est déjà disponible.

 

Dans le cadre de la valorisation et la protection des patrimoines culturels, plusieurs dossiers ont été inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les pratiques et les savoirs liés à l’Imzad ont été inscrits sur la liste représentative pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO (dossier multinational avec l’Algérie, le Mali et le Niger). La vieille ville d’Agadez a été classée sur la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Le patrimoine culturel immatériel de la Zone du Barrage de Kandadji a été identifié lors du recensement des éléments immatériels de 13 villages de la zone du barrage de Kandadji.

 

La pratique et les expressions de la parenté à plaisanterie ont également été inscrites au patrimoine mondial immatériel de l’UNESCO. En effet, la transmission des vertus de l’expression de la parenté à plaisanterie constitue un moyen de consolidation des relations entre les différents groupes ethnolinguistiques, la sauvegarde de l'unité nationale et de la cohésion sociale.

 

Pour consolider les acquis, un projet de renforcement des capacités pour la sauvegarde du Patrimoine Culturel Immatériel (PCI) du Niger et l’appui à la préservation de l'arbre rupestre de l'Air est mis en œuvre. Ce projet a pour but d’aider les acteurs à pouvoir eux-mêmes identifier et répertorier le patrimoine immatériel. Ainsi, 35 acteurs culturels (directeurs régionaux, directeurs centraux, intervenants dans le secteur culturel) ont été formés sur la convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.

 

Par ailleurs, une mission d’élaboration de la liste indicative du patrimoine culturel immatériel a été conduite dans les régions de Tillabéry, Niamey, Dosso, Tahoua, Agadez, Zinder et Maradi. De même, des recherches sont en cours sur le processus de l’instruction du lait, patrimoine culturel des peulhs wodaabe, sur la liste représentative du patrimoine culturel national.

 

La promotion de l’industrie cinématographique a suscité plusieurs interventions du Gouvernement.

 

C’est ainsi qu’une convention de coproduction entre Faso film du Burkina Faso et le CNCN a été signée dans l’optique de réaliser une série télévisée de 26 épisodes, tirée du roman «Chronique Judiciaire» du journaliste écrivain Nigérien Amadou Ousmane. Deux autres accords de coopération ont été signés avec respectivement le Centre National de la Cinématographie du Maroc et la Turquie pour la coproduction et l’échange cinématographique. En plus, d’autres accords de coopération culturelle ont été signés avec la Tunisie, la Mauritanie et le Burkina Faso.

 

Plusieurs prix ont été remportés par le cinéma nigérien au niveau international. Il s’agit entre autres, du meilleur prix scénario et du prix spécial du jury au GPACT, du 1er Prix de documentaire du film d’école de cinéma au FESPACO, du prix de l’intégration sous régionale, du prix de l’espoir au Festival International des Rencontres du Cinéma et de la Télévision, du prix de la meilleure photographie au CLAP IVOIRE. Il y a également le Trophée de l’intégration du Président de la République, SEM Issoufou MAHAMADOU, remporté par le réalisateur nigérien Moustapha Alassane.

 

La réalisation de films et documentaires et la participation aux différents festivals ont accentué l’émergence du cinéma nigérien qui se trouve dans une dynamique de professionnalisation. La projection d’un film documentaire sur l’Art rupestre ouvre la voie à la protection des gravures rupestres.

 

Dans le domaine de renforcement des capacités, le Gouvernement s’est engagé dans la formation des jeunes sur les techniques d’élaboration de scénario, du tournage et de postproduction de spot audiovisuel, en vue d’assurer la relève dans le secteur. Le Centre National de la Cinématographie au Niger (CNCN) a procédé au lancement officiel des activités des cinémas clubs dans 5 écoles secondaires de Niamey. Enfin, 7 cartes professionnelles ont été délivrées par le CNCN dans le domaine de la cinématographie

 

Dans le cadre de la promotion du livre et de la lecture publique, 2 bibliothèques ont été implantées à Kalfou (Tahoua) et Matamèye (Zinder), la bibliothèque de Keita a été installée et celle de Falmèye réaménagée. De plus, un terrain a été attribué pour la construction de la Bibliothèque Nationale du Niger (BNN).

 

En plus, le fonds documentaire des Centres de Lecture et d’Animation Culturelle (CLAC) a été renforcé et 78 bibliothécaires du réseau des bibliothèques de lecture publique et des centres de lecture d’animation culturelle ont été formés et recyclés.

 

Dans le cadre de la lutte contre la piraterie, le BNDA a procédé à la saisie de nombreux produits de contrefaçon.

 

Le Gouvernement a organisé la 2ème édition de la foire du livre et la desserte du bibliobus organisée au niveau de la ville de Niamey et ses environs, tout en apportant des ouvrages variés aux populations scolarisées et non scolarisées, les plus éloignées. Ce qui leur permet d’accéder à la lecture et au livre.

 

Dans le cadre de la restructuration des musées nationaux, plusieurs actions ont été réalisées au niveau du Musée national Boubou Hama et du musée régional de Zinder.

 

Au niveau du Musée national Boubou Hama, 30 nouvelles espèces animales ont été acquises et ont permis à l’effectif d’atteindre 126 espèces animales, toutes catégories confondues (dont 53 mammifères, 53 oiseaux et 20 reptiles). De même, plusieurs infrastructures ont été réhabilitées. Il s’agit des bâtiments administratifs, du pavillon de costumes traditionnels, du hangar des artisans, du réseau électrique et du système d’adduction d’eau. De plus, un pavillon du pétrole a été construit. En outre, pour améliorer la visibilité de ce musée, un site Web sera créé.

 

La loi n°2015-27 du 26 mai 2015, qui érige le Musée National Boubou Hama, en établissement public à caractère scientifique, culturel et technique, a été adoptée par l’Assemblée Nationale.

 

Toutes ces réalisations ont fait de ce Musée un pôle d’attraction et de promotion de certaines manifestations culturelles, permettant ainsi d’entretenir un niveau satisfaisant des fréquentations.

 

Le Centre de Collecte du Musée Régional de Zinder a été réhabilité.

 

En matière de valorisation du statut de l’artiste, 18 contrats d’exploitation avec les prestataires du BNDA ont été élaborés, 5 cadres formés dans le domaine des droits d’auteurs, 150 vendeurs de CD et cassettes recensés et sensibilisés sur le piratage.

 

Dans le cadre de la promotion des arts et des loisirs sains, 100 artistes ont été formés en chorégraphie, théâtre et chanson. Une étude architecturale a été réalisée, en vue de la création de l’Institut National des Arts et de la Culture (INAC). Les textes portant création de cet Institut sont élaborés. De plus, les textes relatifs au fonds de développement des arts et de la culture, aux statuts des maisons de culture ont été élaborés et un document de Politique Nationale de Loisirs (PNL) est en cours d’élaboration. Un comité a été mis en place pour l’élaboration des curricula de l’Institut, ceux des écoles artistiques et culturelles ainsi que les textes relatifs au Conseil National des Arts et de la Culture.

 

Par ailleurs, l’éducation des jeunes par l’image et le son et la sensibilisation des jeunes aux valeurs traditionnelles à travers l'IEC/CC, les caravanes et les conférences ont permis de véhiculer des messages de paix, d’unité, de tolérance et de civisme.

Population, Promotion de la Femme et Protection de l’Enfant

Les actions menées ont concerné les domaines de la population, de la promotion de la femme et du genre, de la protection de l’enfant, de la protection sociale et du renforcement des capacités.

 

En matière de la population, un forum national a été organisé en mars 2014 sur les questions de population et développement. Ce cadre de dialogue social a enregistré la participation de près de 300 personnes avec 10 représentants par région y compris les Ulémas. Outre les participants du Niger, des délégations venues de l’Indonésie, du Ghana et de l’Egypte ont été invitées pour échanger sur les expériences de leurs pays en matière de politique de population. Les recommandations issues de ce forum ont été traduites en arabe et les Ulémas ont donné leur adhésion en s’engageant à accompagner le Gouvernement dans la mise en œuvre de ses activités en vue d’un changement de comportement pour une maîtrise de la croissance démographique au Niger.

 

Le rapport de ce forum National a été reproduit en plusieurs exemplaires et des missions de partage des conclusions du forum et d’élaboration des plans d’actions régionaux ont été diligentées au niveau des 8 régions du pays.

 

Dans le cadre d’adoption des comportements induisant une maîtrise de la croissance démographique à travers l’utilisation des services de la santé de la reproduction, plusieurs campagnes d’information, de sensibilisation et de plaidoyer sur les questions de population et développement ont été organisées.

 

Ainsi, 58 contrats de prestations ont été signés avec l’Association des chefs traditionnels et des groupements d’associations islamiques en population et développement social et les média pour sensibiliser les communautés sur les interrelations population et développement, la SR/PF, les bienfaits de l’allaitement maternel, de la scolarisation de la jeune fille, de l’alphabétisation de la femme et les méfaits du mariage précoce.

 

Ce partenariat a permis d’informer et de sensibiliser dans toutes les régions du Niger de millions de personnes sur les thématiques concernées par le contrat et 188 émissions radios ont été réalisées et diffusées. Pour mener à bien la mission de sensibilisation, 32.213 exemplaires de supports de plaidoyer et de sensibilisation et 6.000 exemplaires du Bulletin d’information Population-Info ont été édités et distribués.

 

Afin de maîtriser la croissance démographique et booster le développement au Niger, le Gouvernement a négocié 2 projets avec la Banque Mondiale. Il s'agit du Projet régional «Autonomisation des femmes et dividende démographique au sahel» et du Projet national «Santé et Démographie».

 

En matière de renforcement des capacités des acteurs, 560 responsables religieux et 350 chefs de cantons et/ou de villages, 320 conseillers régionaux et communaux, 36 secrétaires généraux des communes et 25 directeurs régionaux ont été formés sur la thématique «population et développement».

 

D'autres activités menées dans ce domaine portent sur la réalisation, la reproduction et la diffusion en 2.000 exemplaires des 2 études sur «Structure familiale et vulnérabilité à l’insécurité alimentaire au Niger» et «Impacts et avantages de l’alphabétisation des femmes en milieu rural au Niger». Il faut également ajouter la formation de 682 agents de santé, 270 distributeurs relais et 952 acteurs du domaine de la Santé de la Reproduction et Planification Familiale (SR/PF) en Distribution à Base Communautaires (DBC) et en technologies contraceptives.

 

Concernant la promotion de la femme et du genre, plusieurs actions ont été menées pour l’amélioration de l’environnement social et institutionnel de la femme, notamment dans le cadre de la mise en œuvre des politiques nationales, de la promotion du leadership féminin et de l’autonomisation de la femme.

 

Ainsi, dans le cadre de la mise en œuvre des politiques nationales de promotion de la femme et du genre, 1.244 écoles de maris ont été créées et sont suivies, le décret de mise en place de l’Observatoire National pour la Promotion du Genre au Niger a été adopté et la Politique Nationale Genre est en cours d’évaluation. De plus, 18 communes des régions de Zinder, Diffa, Dosso et Agadez ont été appuyées pour intégrer le genre dans leur PDC et 55 communes appuyées pour l'intégration du genre dans les PDC sont régulièrement suivies.

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De même, une étude sur le diagnostic des cellules genre créées au sein des ministères est en cours de réalisation, 2 écoles de formation professionnelle (ENSP et IFTIC) ont intégré le genre dans leur curricula et 6 modules de formation en genre et islam pour les leaders religieux ont été élaborés.

 

D’ores et déjà, 46 Ulémas noyaux de formateurs régionaux, départementaux et communaux ont été formés sur ces modules et 74 cadres régionaux, départementaux et élus locaux des régions de Tahoua, Tillabéry, Diffa et Zinder formés sur l’intégration des variables démographiques et Genre dans les PDC.

 

En outre, 108 cadres centraux et régionaux ont été formés sur la budgétisation sensible au genre et 90 autres sur l’appropriation de la Politique Nationale Genre et son plan décennal. De même, 165 cadres de l’Etat, femmes leaders et élus locaux ont été formés en planification axée sur les résultats, en intégration du genre dans les PDC, en Genre et leadership et en budgétisation Genre sensible dans les régions de Diffa, Dosso et Zinder.

 

Dans le même cadre, 170 femmes élues locales ont été formées sur la Politique Nationale Genre (PNG), les textes relatifs aux droits des femmes dans la région de Maradi ont été révisés et 4.390 personnes, dont 2.586 femmes et 1.804 hommes, ont été sensibilisées sur les thèmes se rapportant aux questions de santé de la reproduction, aux mariages précoces, à la scolarisation des filles et des pratiques traditionnelles néfastes et au rôle de la femme dans la promotion de la paix.

 

De plus, 4.138 femmes membres des groupements féminins ont été sensibilisées sur la Politique Nationale Genre au niveau de la région de Maradi et 9.518 autres personnes ont été formées sur divers thèmes. Il a été enregistré au cours de la période, 749 cas de mariages précoces assistés, 5.704 cas d'abus sexuels et autres violences signalés et gérés et 74 femmes victimes de fistules prises en charge.

 

Un programme dénommé «Initiative en faveur des Adolescentes au Niger» est en cours de mise en œuvre. Son objectif est de lutter pour l’élimination du mariage des enfants et retarder les grossesses des adolescentes. Pour la phase pilote de 8 mois, d’août 2013 à avril 2014, le programme a touché 1.557 adolescentes et vise à atteindre 8.000 filles d’ici la fin de l’année 2015. A cela, s’ajoute la création d’un studio et d’un réseau internet à l’usage notamment des déficients visuels.

 

En outre, un forum national «Femme, famille et système de valeurs sociales au Niger » a été organisé et a mobilisé des religieux, des universitaires, des leaders d’opinion, des acteurs des organisations de la société civile, des partenaires au développement et des cadres centraux et régionaux. Les participants ont pris 6 engagements relatifs à la situation de crises dans les familles, à la santé de la reproduction, au nombre élevé de divorces, aux violences familiales, à la salubrité et l’hygiène dans la famille et au rôle de la femme dans la gestion des conflits.

 

Pour promouvoir le leadership féminin, plusieurs textes ont été révisés en vue de l’amélioration du niveau de représentation des femmes aussi bien dans les instances électives qu’au niveau des emplois supérieurs de l’administration publique. A cet effet, la loi sur le quota a été révisée pour porter le pourcentage des femmes aux postes électifs de 10% à 15% afin d’améliorer leur représentativité dans les instances décisionnelles. Une étude sur le diagnostic situationnel du leadership féminin au Niger a été réalisée et un module sur le rôle des femmes leaders dans la protection de l’enfant a été finalisé. 

 

A cela, s'ajoutent la réalisation d’une étude sur la capitalisation des expériences du Niger en matière du leadership féminin assortie d’une feuille de route et l’octroi de bourses d’excellence à 33 filles vulnérables. Les formations de renforcement des capacités en leadership féminin et en politique nationale de promotion de la femme ont concerné 1.119 présidentes de groupements féminins, 170 élues locales et 29 Oulémas prêcheurs (femmes et hommes).

 

De même, 12.161 femmes sont formées en leadership féminin et entreprenariat féminin, 47 cadres centraux et régionaux formés en informatique, 4.483 personnes formées sur la CDE, la CEDEF, la démocratie et la citoyenneté.

 

A cela, s'ajoute la formation de 55 femmes et hommes de média, 120 femmes élues et leaders, dont 53 conseillères et 14 députées, et 368 femmes en vie associative et en gestion des activités génératrices de revenus (AGR) en vue de promouvoir leur résilience face aux crises et leur participation à l’économie nationale.

 

Dans le cadre de la promotion de l’autonomisation des femmes, des matériels d’allègement des tâches domestiques ont été mis en place permettant aux femmes et aux filles de disposer de plus de temps pour participer à d’autres activités socioéconomiques. Ainsi, il a été mis en place 445 motopompes, 641 moulins à grains et décortiqueuses, 742 charrettes asines et bovines, 4.055 unités de matériels divers, 312 ânes et 1.050 machines à coudre et à broder. En plus, 9 Centres de Formation et de Promotion Féminine (CFPF) ont été redynamisés et une convention de partenariat a été signée entre le Secrétariat Exécutif de la SDS et ASUSU SA en vue de promouvoir l’autonomisation des femmes dans les régions de Tahoua et d’Agadez. D’ores et déjà, des crédits sont en train d’être octroyés aux groupements féminins des départements de Tchintabaraden, Abalak, Tillia, Tassara, Tchirozerine, Arlit, Ingall, Iférouane et Agadez commune.

 

Dans le même ordre d’idée, il y a lieu de noter, l’élaboration de la stratégie d’autonomisation économique des femmes et la construction et l'équipement de la maison de la femme de Maradi, destinée à renforcer les capacités techniques et organisationnelles des femmes et à promouvoir leur participation sociale, économique et politique.

 

Par ailleurs, un répertoire national des groupements féminins avec constitution d’une base de données a été édité. Cette base montre que 25.000 groupements féminins sont recensés, regroupant environ 700.000 adhérentes.

 

En matière d’autonomisation économique de la femme, il a été octroyé de crédit à 1.440 femmes de la région de Tillabéry pour exercer des AGR, 120 brebis à 60 autres femmes à travers le Programme Kandadji et 81 femmes des groupements féminins de Niamey ont reçu du crédit octroyé par la Banque Of Africa. De plus, des matériels aratoires composés de 10 motopompes, 50 arrosoirs, 50 brouettes, 50 sceaux et 50 binettes ont été octroyés à 360 femmes de Matamèye. Dans la même localité, 684 femmes vulnérables ont reçu des appuis pour réaliser des AGR. De même, 650 femmes migrantes de Kantché ont bénéficié des kits chèvres.

 

S’agissant de la Protection de l’Enfant, plusieurs documents ont été adoptés ou élaborés. Il s’agit de la Politique Nationale du Développement Intégré du Jeune Enfant (PNDIJE), du Document Cadre de la Protection de l’Enfant (DCPE), des Orientations Nationales de Prise en Charge des Enfants (ONPEC), du Programme National de Protection de l’Enfant, de la stratégie nationale et du plan d’actions multisectoriel de renforcement de capacités des adolescents. Une large campagne de sensibilisation sur les violences faites aux enfants, en particulier aux filles, sur les mariages d'enfants/forcés et la scolarisation des filles a été menée.

 

En plus, deux études sur la prise en charge alternative des enfants dans le non formel et sur le profil des acteurs de la protection de l’enfant et l’identification des besoins pour le renforcement de leurs capacités dans la prévention et la prise en charge des enfants en difficulté familiale ont été réalisées. Aussi, le centre d’accueil des enfants en difficulté familiale de Niamey a-t-il été réhabilité.

 

A cela, s’ajoutent l’élaboration de cartographies des acteurs de la protection de l’enfant au niveau de 22 départements et 2 villes dans 4 régions du pays (Dosso, Maradi, Tillabéry et Zinder) et la réalisation d’une analyse de la situation et des programmes en faveur des adolescents. Il a également été enregistré la remise d’une trousse sur la protection de l’enfant aux chefs coutumiers et d’un paquet de standards des activités des SEJUP et de 4 modules et manuels relatifs à la protection de l’enfant.

 

Pour une meilleure prise en charge des enfants en difficulté, 36.998 enfants ont été déclarés auprès des SEJUP (dont 235 dossiers d’enfants vulnérables constitués), 2.206 enfants en difficultés familiales et 41.882 autres enfants vulnérables ont été identifiés dans les Centres d’accueil de Niamey ou des régions.

 

Dans le même sens, le Gouvernement et ses partenaires ont placé 4.956 enfants vulnérables non scolarisés ou déscolarisés en apprentissage et rendus autonomes après cette période, appuyé 93 familles d’accueil et attribué des bourses d’études à 15 filles méritantes en situation de vulnérabilité.

 

D’autres actions ont également été réalisées, pour améliorer la situation des enfants en difficulté. Il s’agit de la prise en charge de 31.136 enfants vulnérables en situation d'urgence bénéficiant de services de protection et la sensibilisation de 70 chefs traditionnels sur la protection de l'enfant, notamment sur les thématiques de la vaccination, de la scolarisation de la jeune fille, de la lutte contre le mariage précoce, de l’état civil et de la consolidation de la paix.

 

En conclusion, il faut retenir que l’adoption de la Politique Nationale du Développement Intégré du Jeune Enfant (PNDIJE) et du Document Cadre de Protection de l’Enfant (DCPE) a permis aux acteurs de protection de l’enfant d’asseoir des stratégies et des actions spécifiques destinées à mieux prévenir et prendre en charge la petite enfance. Un vaste programme de restructuration des services de protection de l’enfant est élaboré et en voie d’adoption par le Gouvernement. Dans le cadre de la mise en œuvre du DCPE, des Comités Régionaux de Protection de l’Enfant ont été mis en place.

 

Par rapport à la protection sociale, une politique nationale de protection sociale et un cadre institutionnel et réglementaire en matière de promotion, de protection des droits et de prise en charge des groupes vulnérables ont été adoptés. Une table ronde sur l’emploi des personnes handicapées par le secteur privé a été organisée.

 

Dans le cadre de la politique de soutien aux personnes handicapées, le Gouvernement a intégré 127 personnes handicapées à la Fonction Publique et a renforcé les capacités de 30 agents de santé et des travailleurs sociaux ainsi que celles de 1.516 personnes vulnérables. De même, 120 acteurs de protection sociale ont bénéficié d’une formation en protection sociale de haut niveau et le comité national pour la protection des personnes handicapées a été redynamisé.

 

La protection sociale a été élargie aux personnes et enfants vulnérables. En effet, 632 personnes nécessiteuses ont bénéficié des appuis et d’assistance sociale. En plus, 12.236 enfants vulnérables en situation d'urgence ont bénéficié de services de protection, 2.216 enfants sont placés en apprentissage et rendus autonomes et 158.475 autres personnes vulnérables en situation d'urgence sont assistées.

 

En plus de la protection sociale, un accent particulier a été mis par le Gouvernement par la dotation de 986 ménages vulnérables de Niamey, Agadez, Maradi et Diffa en kits alimentaires, la distribution de 3.700 unités de couvertures, nattes, moustiquaires, draps et 30 tonnes de vivres aux groupes vulnérables, la création de 13 SEJUP, la prise en charge de 60 migrants à Agadez et Maradi et de 1.003 enfants au niveau des SEJUP.

 

D’autres appuis et assistances sociales, notamment sous formes de transport, frais médicaux, vivres, bourses d’études, ont été octroyés aux étudiants handicapés. Ils ont touché 2.038 personnes vulnérables dans la région de Dosso et 1.000 autres dans la région de Maradi. De plus, une assistance sociale, composée de 36 sacs de niébé, 180 sacs de sorgho, 28 cartons d’huile, 18 sacs de CSB, 908 caprins et kits ménages, a été apportée aux populations dans la région de Diffa.

 

Avec l’appui de ses partenaires, le Gouvernement a fourni des appuis alimentaires à 2.217 personnes et des micronutriments de 30.344 kg de lentilles aux populations vulnérables. A cela, s’ajoutent la distribution d’autres appuis alimentaires de 63.802 kg à 6.566 handicapés locomoteurs, malades mentaux, aveugles et sourds, l’achat de 122 balles de friperies pour enfant et 8.000 couvertures, nattes et moustiquaires distribués aux groupes vulnérables. Il y a eu également la distribution de 177 tonnes de vivres (céréales, lait, huiles, etc.) et 3.157 unités de non vivres (habits, ustensiles, nattes, produits d’hygiène, produits pharmaceutiques, etc.) à environ 15.000 personnes pour faire face à l’insécurité alimentaire et aux dégâts causés par les inondations.

 

En vue de réduire la vulnérabilité des personnes handicapées, des jeunes filles et des enfants malnutris, des sensibilisations ont été organisées et des appuis multiformes leur ont été apportés. Ainsi, 3.000 personnes de 10 villages de la commune rurale de Safo ont été formées et sensibilisées sur la protection des enfants, la scolarisation et la protection des jeunes filles scolarisées, la santé de la reproduction, la Convention pour l’Elimination de toutes formes de Discriminations à l’Egard des Femmes (CEDEF) et la Convention sur les Droits de l’Enfant (CDE). A cela, s’ajoutent les appuis et la prise en charge de 884 personnes vulnérables.

 

Pour une meilleure mise en œuvre de la politique de protection sociale, plusieurs documents ont été élaborés. Il s’agit d’une étude situationnelle sur les personnes âgées et d’un projet de loi relative à la protection sociale des personnes âgées. En vue de sensibiliser les populations nigériennes sur l’importance de la mise en œuvre de la Protection Sociale dans les différentes communes, un guide de formation sur la Protection Sociale a été élaboré.

 

Il a également été élaboré des textes pour l’éradication du phénomène de migration des femmes et des enfants de Kantché vers le Maghreb et la mise en œuvre d’un programme pilote de protection sociale dans ledit département à travers un micro projet dans chacune de ses 9 communes. Ce programme vise à atténuer le phénomène de migration de femmes et d’enfants.

 

Pour apporter une réponse globale et définitive aux questions de protection sociale, un Forum National sur la Protection Sociale a été organisé. A l’issue de ce forum, plusieurs recommandations ont été formulées. Elles consistent à l’élaboration d’une feuille de route et d’un plan d’actions de mise en œuvre de la PNPS, au renforcement du leadership de l’Etat, au renforcement de synergie entre les différentes interventions en matière de sécurité alimentaire et à l’amélioration de la qualité des prestations des services de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale. Le forum recommande fortement de consacrer 3 à 7% du budget national pour le financement de la PNPS. Les partenaires au développement ont également pris des engagements pour accompagner le Niger.

 

Afin d’atténuer les souffrances des populations vulnérables, le Gouvernement a adopté plusieurs mesures ayant des effets multiplicateurs sur le coût de la vie.

 

Il s’agit de :

-         la baisse des prix du carburant à la pompe et du gaz ;

-         la réduction du tarif de la tranche sociale d’eau de 133 à 127 FCFA le m3 ;

-         la réduction de 20% des frais de location des compteurs d’eau de diamètre 15 ;

-         la réduction des avances sur consommation d’eau de 63% pour les compteurs de diamètre 15 ;

-         la réduction des avances sur consommation d’eau de 61% pour les compteurs de diamètre 20 ;

-         la création d’une tranche sociale pour les compteurs d’électricité de 3 kwh.

 

Dans le même cadre, le Plan stratégique 2012-2015 du Ministère a été élaboré et décliné en un programme triennal 2013-2015. Le statut particulier du personnel du cadre de l’action sociale et celui de la promotion humaine a été réactualisé. Un manuel de système de suivi-évaluation et les outils de collecte des données ont été élaborés ainsi que l’installation d’un logiciel de gestion du système automatisé de suivi-évaluation (SAGESSE).

 

Au niveau des ressources humaines, 111 agents ont été recrutés, 73 agents ont reçu une formation continue de longue durée et une assistance technique perlée a été mise en place à la direction des ressources humaines.

 

S’agissant des capacités matérielles, les bureaux des Directions Régionales de la Population, de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant de Tillabéry et Tahoua et le mur de clôture de la Direction Régionale d’Agadez ont été construits. A cela, s’ajoute l’acquisition de 7 véhicules dont 6 véhicules 4x4 et 1 véhicule berline, 27 motos, 54 ordinateurs, 35 imprimantes, 8 photocopieurs et 1 vidéo projecteur.

 

Action humanitaire et gestion des catastrophes

 

Les actions du Gouvernement dans ce domaine ont porté sur la gestion des inondations, la prise en charge des rapatriés, des retournés et des réfugiés, victimes de conflits armés dans certains pays de la sous-région, et l’assistance en faveur des personnes victimes d’incendies et de violences intercommunautaires.

 

En ce qui concerne la gestion des inondations, il faut indiquer que les inondations causées par les fortes précipitations et le débordement des cours d’eau ont touché toutes les régions du pays. Le bilan de ces inondations fait état de 203 pertes en vies humaines et 58.223 ménages sinistrés sans-abris, totalisant 512.512 personnes affectées.

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A cela, s’ajoutent des milliers d’hectares de terres de cultures et de jardins dévastés et de milliers d’animaux emportés par les eaux. De nombreux aménagements hydroagricoles se trouvant sur les rives du fleuve Niger, de la Komadougou Yobé et des koris ont été submergés par les eaux.

 

En collaboration avec les partenaires, le Gouvernement a mené des actions de grandes envergures pour protéger et assister les populations menacées ou affectées. Ainsi, 25.529.447.827 FCFA ont été investis dans l’appui à la protection civile, les travaux urgents de réhabilitation et construction des ouvrages de protection, les infrastructures hydrauliques, scolaires et les tronçons de routes endommagés. Ces actions ont aussi porté sur l’assistance alimentaire et non alimentaire à travers la distribution gratuite de vivres, de kits de cuisine, de moustiquaires, de couvertures, l’appui au relogement et une assistance en soins de santé, eau, hygiène et assainissement.

 

Par ailleurs, le Gouvernement a élaboré et validé un projet de programme intégré de réduction des risques d’inondations et de renforcement de la résilience des communautés affectées pour un coût de 138.624.868.141 FCFA, dont 52 milliards de FCFA sont déjà acquis sur financement de la Banque Mondiale à travers le projet de réduction des risques d’inondations et de développement urbain (PGCR-DU).

 

Enfin, une loi interdisant la construction dans les zones inondables a été adoptée et est en cours de vulgarisation au niveau des régions. Des arrêtés locaux seront pris afin d’éviter les reconstructions et les éventuelles expositions aux inondations.

 

En matière d’assistance aux victimes des conflits armés et autres situations de violence, il faut noter que les conflits et violences armés en Libye, en Côte d’Ivoire, au Mali, en République Centrafricaine et, surtout, les attaques terroristes de Boko Haram au Nigeria et dans la Région de Diffa ont occasionné d’importants mouvements forcés des populations.

 

En outre, la migration a pris de l’ampleur ces dernières années notamment vers l’Algérie. La plupart de ces migrants vivent dans des situations de vulnérabilité dans le pays d’accueil. Ainsi, des actions de rapatriements ont été effectuées et suivies des programmes de réinsertion.

 

Depuis 2011, environ 505.739 rapatriés, retournés, réfugiés et déplacés internes ont été enregistrés, dont plus de 180.000 déplacés dans la région de Diffa. La prise en charge concerne essentiellement l’assistance alimentaire, non alimentaire, les abris, l’eau, l’hygiène et l’assainissement, le transport, les soins médicaux, en vue de subvenir à leurs besoins vitaux. Ainsi, 71.311.157.500 FCFA ont été mobilisés dans leur prise en charge.

 

Au plan de l’assistance aux victimes d’incendies et de violences intercommunautaires, un montant estimé à 377.921.467 FCFA a été mobilisé. Ce montant comprend notamment un appui financier de 300.000.000 FCFA aux victimes des violentes manifestations de 16, 17 et 18 janvier 2015, une assistance alimentaire, non alimentaire et en soins de santé ainsi qu’un appui au relogement au profit particulièrement des sinistrés des incendies de Châtiai, Matankari et des victimes du conflit de Louloudjé dans le Boboye.

 

D’autres actions d’assistance humanitaire ont été menées notamment dans les maisons d’arrêt et suite aux bousculades de Mina lors du Hadj 2015.

 

Au niveau des maisons d’arrêt, les différentes arrestations dans le cadre de la lutte contre Boko Haram dans la Région de Diffa ont eu pour conséquences le dépassement des capacités de certains grands centres pénitenciers. Ainsi, dans le but de respecter les normes internationales de détention, des appuis supplémentaires ont été fournis aux maisons d’arrêt de Kollo, Koutoukalé et Diffa pour un montant estimé à 68.788.565 FCFA. Ces appuis sont constitués essentiellement des produits alimentaires et des médicaments.

 

S’agissant de l’assistance aux victimes des bousculades de Mina, afin d’apporter un soutien moral aux victimes et leurs familles, le Gouvernement a dépêché une mission ministérielle en Arabie Saoudite. Par ailleurs, un appui financier d’un montant de 22.040.000 FCFA a été apporté aux familles endeuillées et aux personnes blessées.

 

En conclusion, de 2011 à 2015, le Niger a connu des crises humanitaires majeures face auxquelles, le Gouvernement avec l’appui des partenaires au développement a apporté des réponses adéquates. Les partenaires techniques et financiers ont effectivement mobilisé pendant ces cinq années plus de 609 milliards de FCFA.